Les bons plans de la semana

Février, mois glacial ? meuh non, voilà une masse de places pour un karaoké, un fête de 12h ou encore une ballade aux Bains …. pour les places clique sur notre >>> page FB

La Machine du Moulin Rouge a 7 ans !  2×2
Viens fêter l’âge de raison de cette institution qui rythme les nuits techno à Pigalle ! Pour ce fat anniv’ La Machine a 12h de fête avec les collectifs et les amis qui font la nuit parisienne et l’histoire du club depuis ces dernières années tels que Blocaus, Dure Vie, Djoon, Open Minded, Jaw Family, Wet for Me, Beat x Changers, Mécanique Ondulatoire, Fils de Vénus, Guilty Dogs, Bon Esprit, Midi Deux, Swarm Factory, InFiné, Paris Psych Fest, Kapsule et Le Mellotron.

Vendredi 3 février
7 ans / 7€ l’entrée / 7 PM – 7 AM / 7 artistes & collectifs par salle / 3 étages (Central, Chaufferie, Bar à Bulles)
90 bd de Clichy, 75018 Paris
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Un karaoké spécial Slow avec Nicolas Ullmann  4×2
Mois de février, mois de l’amour ! Pour la Saint Valentin on replonge dans le slow, danse mythique de nos années collèges (et ouais). Et comme toujours un karaoké suit avec un groupe de rock qui dépote, toujours emmené par l’infatigable Nicolas Ullmann. Révise ton slow et à samedi ! 
Samedi 4 février
22h – 01h30
Bus Palladium
6 rue Pierre Fontaine, 75009
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Gem : Secret Cinema & Egbert & Enrico Sangiuliano au Zig Zag Club  5×2
Besoin d’un shoot de techno ? Direction le Zig Zag avec une Gem session all night long !
Vendredi 3 février

23:30 – 07:00
Zig Zag Club
32 rue Marbeuf, 75008 Paris 
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Le Muséum des Bains … aux Bains !  Entrée libre
Première d’une soirée arty aux Bains ! Un programme concocté par Gwenael Billaud et qui s’articule autour des mythiques Basquiat et Jean-Paul Goude : performances, vidéos projections, concerts avec notamment Salut C’est Cool et Musique Post-Bourgeoise, open bar … tout ce joyeux bordel au bord de la piscine des Bains. Amène ton maillot de bain et ton meilleur déhanché
Mercredi 1er février
21h – 04h
7 rue du Bourg-l’Abbé, 75004 Paris
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Philippe Caubère et Brice Hillairet, prix Plaisir du théâtre

Dans le cadre de la fête du théâtre de la Société des auteurs, les deux comédiens ont été à l’honneur lundi 30 janvier. Un artiste reconnu et un talent en devenir pour des prix très prisés par les artistes.

Source LE FIGARO – Le Figaro – Théâtre : Les pièces à l’affiche http://ift.tt/2jyWdaM
Héliot, Armelle

D’autres informations sont disponibles sur le Figaro http://ift.tt/2jH0tZt

La Jeanne d’Arc de Honegger et le spectateur au bûcher

Jusqu’au 3 février 2017, le public peut découvrir la nouvelle production de « Jeanne d’Arc au bûcher », l’oratorio d’Arthur Honegger, à l’Opéra de Lyon dans la mise en scène radicale de Romeo Castellucci. Une lecture en forme de refus de la dimension spirituelle de l’œuvre que transcendent avec talent chanteurs et orchestre sous la direction de Kazushi Ono.

La Jeanne d'Arc de Honegger et le spectateur au bûcher
En décembre 1935, Arthur Honegger, membre à sa façon affranchie du Groupe des Six, termine la partition d’un oratorio qui lui a été commandé par Ida Rubinstein – éminente figure de l’avant-garde de l’époque – sur un sujet qu’elle lui a suggéré. Ce sera Jeanne d’Arc, un personnage inspirant pour celle qui vient de découvrir le genre du mystère médiéval.

Honegger s’est donc adressé à Paul Claudel – une évidence – pour le livret. Malgré son refus initial de s’emparer d’un tel personnage et de sa légende dorée, le poète écrit le livret en onze jours, en versets où respire le fameux "spiritus" : cet esprit et ce souffle divins qui se communiquent à l’acteur dans son théâtre. Le sujet en sera l’avènement de la grâce après l’acceptation du martyre.

Claudel choisit d’évoquer la Passion de Jeanne en onze tableaux (le prologue sera rajouté en 1945) ; Jeanne d’Arc sur le bûcher (en 1431) en voit défiler les stations et des épisodes de sa vie dans un ordre chronologique inversé, du procès à l’enfance. C’est sur le livre que tient Frère Dominique (un saint qui a vécu au XIIIe siècle) et au rythme des voix des acteurs de son procès comme des saints, que se fait cette récapitulation jusqu’à la mort de celle qui sera canonisée au début du XXe siècle.


La Jeanne d'Arc de Honegger et le spectateur au bûcher
Honegger développe dans son "oratorio dramatique" (qui peut donc être mis en scène) sa formule rêvée d’un renouveau lyrique mêlant rôles parlés, danseurs, chanteurs, chœurs et un orchestre dominé par les vents (dont deux saxophones) et l’usage du piano, du célesta, des ondes Martenot.

La partition fait coexister (et parfois marie) musique populaire, carnavalesque même à un lyrisme mystique ou grandiose (Honegger, ce grand admirateur de Bach). Mêlant tous les arts, cette fresque digne d’un peintre primitif interroge ainsi chaque metteur en scène sur les places respectives du chant et du jeu, dans la tradition du souffle poétique claudélien. Auteur, metteur en scène et quasi plasticien, on comprend ce qui a pu plaire à Romeo Castellucci dans ce nouveau défi.

Las, si l’interprétation musicale, tant vocale qu’instrumentale, se révèle envoûtante dans ses jeux de lumières et d’ombres, équilibrée entre parodie et tragédie, la proposition du metteur en scène italien se révèle plus risquée, pour ne pas dire décalée quant aux enjeux de l’œuvre.


La Jeanne d'Arc de Honegger et le spectateur au bûcher
Dans cette radicale et implacable destruction du plateau (une salle de classe sous la IIIe République) sur lequel un homme de peine entend des voix et se défait, le temps d’endosser les oripeaux du personnage de Jeanne, le spectateur est invité à oublier tout ce qu’il croit savoir sur la sainte – que cette lecture s’ingénie à déconstruire sous nos yeux avec rage mais aussi pas mal de naïveté. De là un prologue avant le prologue, interminable, où (l’extraordinaire) Audrey Bonnet déguisée en homme de ménage déménage tables et chaises de ladite classe avec force han(s) – et grincements hideux. Le spectacle rallonge d’ailleurs l’œuvre d’une bonne demi-heure.

Quelques tableaux émergent, d’une beauté indéniable, mais la parodie recouvre tout, non sans autocitations et tics de Castellucci. Son pouvoir corrosif nous entraînant avec une réelle efficacité dans les limbes de la déréliction jusqu’à cette scène où l’actrice (qui subit plus qu’on ne saurait dire d’assez horribles épreuves) après avoir arraché plusieurs revêtements de la scène, s’enterre. Aucune grâce ici, et pas d’esprit divin (ou non). Pourquoi pas ? Mais à quoi bon ? Sauf à se dire que travailler contre l’œuvre est un art en soi… mais ô combien dépassé ? Plus performance que mise en scène lyrique, ce travail, qui fonctionnait très bien avec Schoenberg*, est assez décevant ici.

*Romeo Castellucci a mis en scène brillamment "Moïse et Aaron" à l’Opéra de Paris en 2015.


La Jeanne d'Arc de Honegger et le spectateur au bûcher
Prochaines dates

Mardi 31 janvier, jeudi 2 février, vendredi 3 février 2017 à 20 h.

Opéra de Lyon.

Place de la Comédie, Lyon.

Tél. : 04 69 85 54 54.

>> opera-lyon.com

"Jeanne d’Arc au bûcher" (1938).

Oratorio dramatique en 11 scènes avec prologue.

Musique d’Arthur Honegger.

Livret de Paul Claudel.

En français.

Durée : 1 h 30 environ.

Direction musicale : Kazushi Ono.


La Jeanne d'Arc de Honegger et le spectateur au bûcher
Mise en scène, décors, costumes et lumières : Romeo Castellucci.

Dramaturgie : Piersandra Di Matteo.

Collaboratrice artistique : Silvia Costa.

Audrey Bonnet, Jeanne d’Arc.

Denis Podalydès, Frère Dominique.

Ilse Eerens, La Vierge.

Valentine Lemercier, Marguerite.

Marie Karall, Catherine.

Jean-Noël Briend, ténor solo (une voix, Porcus, 1er Héraut, Le Clerc).

Didier Laval, récitant.

Louka Petit-Taborelli, récitant.

Participation de Istvan Zimmermann et Giovanna Amoroso, Plastikart Studio.

Orchestre, Chœurs et Maîtrise de l’Opéra de Lyon.


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Les Divalala… Délicieusement féminines, un rien féministe et surtout très « Femmes »

Elles sont ravissantes, taquines mais surtout leur art virtuose tient plus aux capacités de leur voix, à celle de réaliser des harmonisations réussies, le tout associées à l’espièglerie et au sérieux de leurs interprétations qu’à une quelconque fonction de cruches chantantes sur plateau télé !

C’est un trio au chœur féminin qui, durant une heure vingt, dans un univers aux reflets parfois féministes, nous entraîne dans une prestation a cappella personnelle, inventive et talentueuse, tout en nous contant l’histoire d’une rupture amoureuse générant les interrogations très actuelles des femmes d’aujourd’hui.

Gabrielle Laurens (à l’origine des Divalala), Angélique Fridblatt et Marion Lépine, si elles sont douées vocalement, n’en sont pas moins des artistes rompues aux différents arts de la scène. De la comédie musicale au théâtre, elles associent, au fil de leurs différents spectacles, musique, humour, danse et/ou interprétations théâtrales. "Femme Femme Femme" est leur deuxième création estampillée Divalala.

Dans ce voyage en intérieur nuit, mosaïque de questionnements féminins où se construit la réalité du temps qui passe, les violences et les passions de l’amour, les chagrins et les petits bonheurs, et l’indépendance enfin acquise, elles usent alternativement d’humour et d’émotion pour composer un tableau moderne teinté de militantisme adroit, d’éclats de rire, de tendresse et de joyeuse fantaisie.

Le spectacle commence judicieusement avec l’un des tubes de Marc Cerrone, interprété par Dalida, "Laisser-moi danser" pour une logique déclaration : "Moi, je vis d’amour et de risque/Quand ça n’va pas je tourne le disque/(…) Laissez-Moi Danser chanter en liberté tout l’été". Celle-ci étant faite, la suite nous prouvera que les Divalala ont largement le talent d’assurer les deux exercices. Et si parfois la facilité les guette, leurs aptitudes vocales sont largement à la hauteur de leurs prétentions.


Prétentions qui ne sont pas qu’artistiques puis que le titre venant ensuite prend très vite une orientation engagée bienvenue que le public apprécie à sa juste valeur s’agissant de "Tous les mêmes" de Stromae, "Vous les hommes êtes tous les mêmes/Macho mais cheap…" Suivi par "Les Bleus" de Serge Gainsbourg, avec une orchestration tout en finesse pour un texte faisant référence aux femmes battues, abandonnées, délaissées, "Lorsque sur moi il pleut des coups/De poings et d’ta cann’en bambou/(…) J’me dis qu’les bleus sont les bijoux/Les plus précieux…".

"Je te survivrai", chanson suivante, prend, là, tout son sens. Mais ce chemin pavé de paroles et musiques n’est pas que tristesse, loin s’en faut, car abordant tous les ébats et les états de la femme jusqu’à la renaissance, l’épanouissement et une liberté jubilatoire. La grande diversité des tubes de variétés choisies initie d’elle-même le sentier choisi, celui de la délivrance du joug masculin.

La sélection des Divalala est à ce titre significative. De "Foule sentimentale" (Alain Souchon), "Conne" (Brigitte Fontaine) à "J’y crois encore (Lara Fabian) et "Au bout de mes rêves" (J.-J. Goldman) en passant par "Voyage, voyage" (Desireless) et "Avec le temps" (Léo Ferré), elles font le choix d’un répertoire parfois facile mais auquel elles donnent une nouvelle dimension, décalée, originale, profonde souvent, mais surtout avec une grande générosité et beaucoup de sincérité. C’est dynamique, enthousiaste et permet un regard inopinément intelligent sur la "variété française" en compagnie de femmes pleines d’humour et aux talents vocaux et musicaux avérés.


« Femme Femme Femme »
Les Divalala : Angélique Fridblatt, Gabrielle Laurens et Marion Lépine.

Mise en scène : Freddy Viau.

Direction musicale : Raphaël Callandreau.

Création lumière : James Groguelin.

Son : Olivier Coquelin.

Coiffures et costumes : MonMarin.

Du 9 janvier au 27 mars 2017.

Lundi à 19 h 30.

Théâtre Trévise, Paris 9e, 01 45 23 35 45.

>> theatre-trevise.com


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La Source des saints de J. M. Synge: l’eau et les songes

Michel Cerda met en scène La Source des saints avec une sobriété qui laisse se déployer la poésie particulière de l’écrivain irlandais. Les comédiens incarnent avec grâce des personnages rugueux et attachants. À découvrir à Aubervilliers jusqu’au 2 février.

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Héliot, Armelle

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Nicolas Vaude, aristocrate des planches

Avec son ami Nicolas Briançon, il joue « Pour un oui ou pour un non » au Poche. Projets de mises en scène, de rôles, il réussit aussi au cinéma.

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Héliot, Armelle

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Théâtre : Mélanie Laurent ne fait pas de miracle

LA CHRONIQUE D’ARMELLE HÉLIOT – Pour sa première mise en scène, elle adapte «Le Dernier Testament» de James Frey. Une débauche d’effets pour un résultat décevant.

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Héliot, Armelle

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Le Théâtre de la Ville fait don de ses archives à la BnF

La Bibliothèque nationale de France et le Théâtre de la Ville marquent leur engagement mutuel en faveur de la mémoire du spectacle vivant par le don des archives de ce lieu majeur de la création contemporaine.

Le Théâtre de la Ville fait don de ses archives à la BnF
Des milliers de photographies, l’intégralité des programmes, affiches, dossiers de presse et archives du service de la communication ainsi que des centaines d’heures d’enregistrements rejoignent les collections du département des Arts du spectacle.

Couvrant la période de 1968 à nos jours, cet ensemble restitue la mémoire de la programmation foisonnante de ce lieu en théâtre, en danse comme en musique.

On y croise les grands noms de la danse contemporaine d’Alwin Nikolais à Pina Bausch en passant par Carolyn Carlson, Merce Cunningham, Christian Rizzo, Jan Fabre, Anne Teresa De Keersmaeker, du théâtre avec les oeuvres d’Eugene Ionesco, Edward Bond et Bernard-Marie Koltès et des mises en scène de Jean Mercure, Lucian Pintilié, Edward Bond, Patrice Chéreau, le Berliner Ensemble, Robert Wilson, Guy Cassiers mais aussi le mime Marcel Marceau, la chanteuse Juliette Greco, le musicien Nusrat Fateh Ali Khan et de nombreux compositeurs et musiciens venus du monde entier.

En parallèle, Anna Birgit, la photographe officielle du théâtre pendant plus de trente ans, a donné la totalité de son fonds de négatifs, planches-contacts et de tirages au département des Arts du spectacle.


Le Théâtre de la Ville fait don de ses archives à la BnF
Ces deux dons prestigieux vont compléter les collections que la BnF conserve sur l’histoire de ce théâtre depuis sa construction en 1862, notamment sur les directions de Sarah Bernhardt et de Charles Dullin ainsi que sur le Théâtre des Nations. Le magnifique manteau que portait Sarah Bernhardt en 1902 au moment de la reprise de Théodora sur la scène du Théâtre de la Ville est exposé au centre de la nouvelle Rotonde des Arts du spectacle du site Richelieu de la BnF, inauguré le 11 janvier 2017.

Communiqué de presse du 19 janvier 2017 de la BnF/Théâtre de la Ville.


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J’aimerais tant voir Stavanger… En écoutant chanter les étoiles

Qui est-elle ? Florence Bernstein, avocate… mais encore ? Lui, Simon, qui est-il ? Ex, réel ou futur suicidé ferroviaire ? A-t-il tué sa mère ? Est-elle une amante ou une sœur ? S’aiment-ils ? Iront-ils à Stavanger ? Tout cela est-il bien réel ?

J'aimerais tant voir Stavanger... En écoutant chanter les étoiles
Répondre à ces questions reviendrait à dévoiler une histoire qui repose sur un mystère construit notamment sur les réponses à ces interrogations. Le texte d’Olivier Sourisse est le type même de ceux dont on ne peut pas parler, au risque de glisser vers la fin et dévoiler la "surprise" finale… Découverte qui ferait perdre, au spectateur, l’intérêt principal de cette étrange pièce.

Ainsi donc, nulle réponse vous aurez. Mais il vous sera bon de savoir que Stavanger, improbable destination dont nos protagonistes se découvrent un goût commun de villégiature, est un petit port norvégien dont les sites touristiques sont aussi nombreux que ceux de Randaberg sa voisine, hormis peut-être sa spectaculaire falaise et son musée du pétrole. Ceci étant dit, son ciel étoilé et pur est sans aucun la douce image virtuelle que nous laisse la pièce en sortant de la salle.

Une fois mis de côté le titre à la consonance scandinave, les premières répliques posent très vite une situation peu banale où une avocate à la réussite sociale acquise réussit à convaincre un jeune homme au succès suicidaire inachevé de ne pas rester allonger sur des rails où le passage régulier de trains n’est pas inhabituel. Cela posé, se met en place une mécanique des relations toute en nuances, même dans leurs violences. Petit à petit, entre ces deux êtres solitaires, que rien ne semble a priori lier (quoique !), se construit une trame tissée des fils de l’écoute, de l’échange, de la découverte de l’autre, dessinant doucement mais sûrement l’inattendu dessin d’une réconciliation.


J'aimerais tant voir Stavanger... En écoutant chanter les étoiles
Quentin Defalt, dont nous avions apprécié le précédent travail sur "Les Vibrants", effectue ici une mise en scène sobre mais précise, tout en délicatesse, "tirée au cordeau", jouant sur l’ombre et la clarté (remarquable travail d’Olivier Oudiou à la création lumière), avec de subtiles touches de couleurs quasi picturales, orchestrant à merveille une partition du duo. Les déplacements des comédiens et leurs positions antagonistes, fixées, cadrées, quasi figées quelques secondes, donnent une chorégraphie novatrice de la rencontre, de l’éloignement, de l’opposition ou du rapprochement/union espéré, peut-être rêvé.

Le décor, visant l’épure, changeant aux seules consignes des lumières, délimite le champ de ce huis clos où Sylvia Roux (l’avocate Florence Bernstein) et Thomas Lempire (Simon) croisent le fer des sentiments présents ou à venir, conduisant alternativement des parades aux tentatives d’introspections intimes de l’autre. Sylvia Roux compose un personnage de femme tout en densité dramatique contenue, faisant, au cours de l’avancée du drame, accroître les tensions intérieures tout en gardant une grande et puissante fluidité de jeu. Thomas Lempire, quant à lui, pose toute l’ambiguïté du personnage de Simon, en jouant d’une palette d’interprétation allant de l’adolescence meurtrie à la culpabilité colérique en passant par l’espérance rêveuse.

"Stavanger", pièce conçue sur une trajectoire allant de l’errance à la réconciliation, à la vocation poétique (chacun sera à même d’en juger), est surtout la représentation d’un savoir-faire théâtrale, celui de Quentin Defalt qui signe ici une mise en scène précise et élégante, et d’une maîtrise d’interprétation toute en finesse et montant crescendo dans l’intensité (et paradoxalement dans la légèreté) de deux comédiens talentueux que sont Sylvia Roux et Thomas Lempire.


« Stavanger »
Texte : Olivier Sourisse.

Mise en scène : Quentin Defalt.

Avec : Sylvia Roux (Florence Bernstein) et Thomas Lempire (Simon).

Collaboration artistique : Alice Faure.

Scénographie : Agnès de Palmaert.

Lumière : Olivier Oudiou.

Création sonore : Ludovic Champagne.

Costumes : Mine Vergès.

Durée : 1 h 15.

● Avignon Off 2016 ●

Du 7 au 30 juillet 2016.

Théâtre l’Arrache-cœur, Salle Vian,

13, rue du 58e R.I., porte Lambert.

Tous les jours à 16 h 50.

Tél. : 04 86 81 76 97.

>> theatre.arrachecoeur.fr


Du 17 février au 29 avril 2017.

Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h.

Studio Hébertot, Paris 17e, 01 42 93 13 04.

>> studiohebertot.com

Première publication 20 juillet 2016.


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