Salon du livre du mémorial de la Shoah : le livre pour témoin

La 2e édition du Salon du livre du mémorial de la Shoah, avec pour thématique « LE LIVRE POUR TÉMOIN ». Il se déroulera les 8, 9 et 11 juin 2017, sous le parrainage de Sami Frey, avec pour grand moment de bande dessinée le dévoilement de planches inédites du prochain Spirou 

 

Une librairie à ciel ouvert pendant 3 jours avec des rencontres, des signatures, des lectures, des concerts (« Ecrire, dessiner, composer à Terezin »,  et « Esther Bejarano et Microphone Mafia, Rap et chants de la résistance »), des animations jeunesse, des visites du Marais en famille ainsi que la présentation en exclusivité des planches du prochain album de Spirou.

 

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Pour cette deuxième édition du Salon du livre du Mémorial de la Shoah, le témoignage tient à nouveau une place centrale : lettres et journaux rédigés au cœur de la tragédie, récits de vie ou de survie, essais et œuvres littéraires. 

 

Pendant 3 jours et dans tous ses espaces — l’auditorium, la crypte, le centre d’enseignement multimédia, la librairie et sur le parvis — le Mémorial accueille écrivains, chercheurs, comédiens, musiciens autour de parutions récentes qui déclinent les différentes formes de la transmission de la mémoire.

 

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Le Furet du Nord, un repreneur qui terrorise les employés de Sauramps

Du côté de Montpellier, le temps est à l’orage. Depuis plusieurs semaines, des informations nouvelles fusent sur la reprise des établissements. Et c’est un certain affolement qui fait place : le risque de voir disparaître plusieurs dizaines d’emplois devient de plus en plus concret.

Librairie Sauramps
Sauramps Odyssée – ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

Pas besoin de réseaux sociaux pour entendre bourdonner les inquiétudes. « Il faudrait s’attendre à ce qu’il n’y ait plus qu’une seule offre pour l’établissement Triangle – et ce ne serait pas celle de Benoît Bougerol », nous explique-t-on. Le propriétaire de La Maison du livre à Rodez se retrouverait en effet en concurrence avec une chaîne de librairies bien connue : Le Furet du Nord.

 

Depuis plusieurs semaines, l’enseigne revenait dans les discussions : mi-mai, le PDG de Sauramps, Jean-Marie Sevestre, signalait ainsi que plusieurs directeurs du Furet avait été reçus dans les établissements de Montpellier, ainsi que d’Alès, en vue d’une reprise. « Sauf qu’Alès ne les intéresse manifestement pas », précise aujourd’hui un proche du dossier. « Nous pensions que leur intérêt se tournerait vers Odyssée, mais manifestement, c’est Triangle qu’ils veulent. »

 

Dans les faits, cela laisserait les 32 personnes d’Odyssée sur le carreau, et plus de 40 personnes pour Triangle. « On parle de plus de 70 salariés sur Montpellier, et le maire n’a toujours pas levé le petit doigt ? Il refuse d’intervenir ou de faire le moindre commentaire : comment est-ce possible, alors qu’il était également président de la métropole ? », s’interrogent les salariés. 
 

Un gros pavé sur la palce de la Comédie
 

70 personnes pour Triangle, car de fait ce sont les services supports – représentant plus de 50 % de la masse salariale – qui seraient concernés. On parle ici de l’administratif, du personnel RH, de la comptabilité, mais également des services d’achats. « Sans oublier la logistique : Furet travaille avec de grosses plateformes. Bien sûr, c’est avec une certaine proximité géographique pour ses établissements, et on pourrait s’attendre à ce que les choses soient différentes pour Montpellier. Mais concernant les ventes pour les collectivités ou le service information et internet ? »

Sollicité par ActuaLitté, le maire de Montpellier, Philippe Saurel, ne souhaite pas faire de commentaires, « ne disposant pas d’une vision globale de l’ensemble des offres de reprises ».

 

Rien n’est acté à cette heure, évidemment : les repreneurs peuvent présenter leur dossier avant le 6 juin, date butoir. « Ce qui pose problème, c’est que le caractère social de leur offre n’est pas privilégié, en regard de la dimension économique », déplore-t-on. « Le respect des spécificités de chaque région pour le marché du livre est aussi à prendre en compte, surtout que les basins de population varient énormément. »

Le rachat de Sauramps serait-il simple ou l’enseigne souhaite-t-elle investir l’espace pour déployer la marque – ce qui pourrait conditionner le maintien de certaines catégories socio-professionnelles. « Partir avec Montpellier en base arrière, c’est plus pratique que de commencer depuis Lille. » Avec une offre où le livre s’inscrit dans une offre plus globale, le Furet pose de nombreuses questions. « Alors que la Fnac installée au Polygone, cette implantation en centre-ville intrigue plus encore. »
 

Il court, il court, le Furet…

 

Avec 80 millions € de chiffre d’affaires au global pour le Furet, les garanties financières sont plus importantes auprès des banques, certes. Et il semble surtout que les soutiens, précédemment acquis à Benoît Bougerol, aient finalement préféré l’option Furet – plus solide. « Difficile de trouver les mêmes garanties rapidement, face à ce que pèse le Furet… », soupire un proche du dossier.

 

« Tout cela va très vite, et les éditeurs qui privilégiaient une première piste semblent se retourner. Même les soi-disant alliés nous font défaut désormais », s’indigne une libraire. « Évidemment, nous préférerions travailler dans un cadre d’indépendance et d’autonomie : la piste d’une chaîne, pour humaine qu’elle soit, n’est pas la plus intéressante pour la reprise d’une librairie indépendante. »

 

Heureusement, quelques sourires restent : lors de la Comédie du livre, grande manifestation littéraire montpelliéraine, les lecteurs ont afflué, témoignant de leur soutien à l’égard des salariés de Sauramps. « Ils ont été géniaux – que l’on parle de chiffre d’affaires ou de leurs marques de sympathie, qui font un bien fou au moral. » À ce titre, un projet Furet ne semble pas convaincant : « Les gens sont là pour soutenir l’enseigne, en ce qu’elle représente, son concept, et certainement pas un magasin qui tout à coup ressemblerait à un Cultura. »

 

Et preuve de l’implication du PDG dans cette période, Jean-Marie Sevestre « est parti en vacances jusqu’au 6 juin, date de fin de dépôt : certainement que la Comédie l’avait épuisé. Absent pour répondre aux questions des repreneurs, absent pour les signatures… C’est à rendre fou : ce n’est pas comme si, dans un mois, tout était fini… » 
 

Pour certains, la colère se tourne vers celui qui est identifié comme l’un des principaux artisans de cette situation, Matthieu de Montchalin. « La pilule est difficile à avaler : s’il n’avait pas tenté son esbrouffe, on n’en serait pas là. Et surtout, on n’aurait pas à redouter que la moitié des salariés se retrouve sans emploi. » 

Le tout doublé de l’amertume du Picon, certainement.

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Rocket et Groot, une série Marvel sur YouTube

Parce que Les Gardiens de la Galaxie 2 a encore quelques beaux jours devant lui dans les salles de cinéma, et parce que Rocket et Groot sont les deux personnages les plus attachants de l’équipe, Marvel propose sur YouTube quelques épisodes de la série animée Rocket et Groot.

 

Cette websérie sur les deux personnages des Gardiens de la Galaxie a pris le parti du format court, très court même : avec moins de 2 minutes, chacun des épisodes doit raconter le plus rapidement possible une histoire — drôle de préférence, pour un autre regard sur les deux compères.

 

Produite avec Disney XD, la série fait partie de l’exploitation à grande échelle des super-héros par la firme Disney, qui incluait également une série animée, plus longue cette fois, consacrée à l’équipe entière.

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Mathieu Ducoudray, nouveau directeur de Livre et lecture en Bretagne

L’établissement public Livre et lecture en Bretagne, structure de référence pour la filière du livre et de la lecture en Bretagne, sera dirigé à partir du 1er septembre par Mathieu Ducoudray. Ce dernier a notamment été Secrétaire général du Congrès interprofessionnel de l’art contemporain, Directeur du service culturel à la Mairie de Saint-Laurent du Maroni et, dernièrement, Secrétaire général de l’École européenne supérieure d’art de Bretagne.

 


Mathieu Ducoudray (© Livre et lecture en Bretagne)
 

Mathieu Ducoudray succèdera à Christian Ryo, directeur de Livre et lecture en Bretagne depuis la création de l’établissement en 2008. 

 

Livre et lecture en Bretagne est un établissement public de coopération culturelle fondé en 2008 par le Conseil régional de Bretagne, l’État – Direction régionale des affaires culturelles de Bretagne, les Départements des Côtes-d’Armor, du Finistère, d’Ille-et-Vilaine, de Loire-Atlantique, et du Morbihan, et Rennes Métropole. 

 

Les représentants de ces institutions, réunis en conseil d’administration le 11 mai dernier, ont retenu la candidature de M. Mathieu Ducoudray, au poste de Directeur de l’établissement. 

 

Mathieu Ducoudray prendra ses fonctions le 1er septembre 2017. La direction par intérim est assurée jusqu’à cette date par la chargée de la communication, Maïlys Affilé. 

 

Mathieu Ducoudray Mathieu Ducoudray débute son parcours professionnel en Bretagne, au Domaine de Kerguéhennec, centre d’art situé dans le Morbihan. Après avoir administré une compagnie de danse contemporaine et coordonné, à la Fondation Royaumont (Val d’Oise), les programmes de formation dédiés aux danseurs, il rejoint le Cipac (fédération nationale des professionnels de l’art contemporain) et crée le premier organisme de formation spécifiquement dédié aux professionnels des arts plastiques. 

 

Son parcours le mène ensuite en Guyane, plus précisément dans la Ville de Saint-Laurent-du-Maroni située face au Suriname, où il assume les fonctions de Directeur des affaires culturelles. Retourné en Bretagne, il pilote la fusion des écoles d’art de Brest, Lorient, Quimper et Rennes en une seule École d’art sous forme d’EPCC : l’École européenne supérieure d’art de Bretagne, désormais la plus grande école d’art en France en nombre d’étudiants.

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Carla Poesio, fondatrice de la Foire du livre jeunesse de Bologne est décédée

« C’est une triste journée pour la Foire du livre jeunesse de Bologne : Carla Poesio nous a quittés. Quelqu’un de spécial, qui s’est occupé de la manifestation dès le commencement de cette incroyable aventure, voilà plus de 50 ans. »


 

C’est ainsi que les organisateurs de la manifestation italienne, dédiée à la littérature jeunesse, et très orientée vers les professionnels, ont diffusé l’information. 

 

« Elle a contribué à faire la célébrité de la manifestation, partout dans le monde. Nous n’oublierons jamais son engagement, sa passion et ses compétences dans le domaine de la littérature illustrée pour les enfants et les adolescents. »

 

 

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Depuis ses premiers pas en 1963, la Foire du livre de Bologne est parvenue à attirer 1 300 exposants venus de 80 pays. Spécialiste de la littérature pour la jeunesse, Carla Poesio avait enseigné en Italie. Elle tient également des cours de formation pour enseignants et bibliothécaires. Critique littéraire, elle apporte sa contribution à plusieurs revues spécialisées.
 

Elle était présente, ce 4 avril 1964, quand le Palazzo Re Enzo accueillit la toute première édition de la manifestation. « Carla Poesio était pour nous tous un phare, une voix, une présence authentique, en toutes occasions. Elle ne manqua jamais une foire, une conférence, en Italie aussi bien qu’en Europe », indique l’Hamelin associazione culturale.

 

 

Véritable ambassadrice de la culture italienne, à l’international, elle prit notamment part au jury du prix Hans Christian en 1970, alors que fut salué le travail de Gianni Rodari. Plusieurs témoignages d’associations, d’auteurs, et d’éditeurs ont commencé à fleurir

 

 

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La fondatrice de la Foire du livre jeunesse de Bologne est décédée

« C’est une triste journée pour la Foire du livre jeunesse de Bologne : Carla Poesio nous a quittés. Quelqu’un de spécial, qui s’est occupé de la manifestation dès le commencement de cette incroyable aventure, voilà plus de 50 ans. »


 

C’est ainsi que les organisateurs de la manifestation italienne, dédiée à la littérature jeunesse, et très orientée vers les professionnels, ont diffusé l’information. 

 

« Elle a contribué à faire la célébrité de la manifestation, partout dans le monde. Nous n’oublierons jamais son engagement, sa passion et ses compétences dans le domaine de la littérature illustrée pour les enfants et les adolescents. »

 

 

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Depuis ses premiers pas en 1963, la Foire du livre de Bologne est parvenue à attirer 1 300 exposants venus de 80 pays. 

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La pièce Les Chatouilles, d’Andréa Bescond, en tournage

Durant plusieurs années, la comédienne Andréa Bescond a parcouru les scènes avec sa pièce Les Chatouilles : en solo, sur scène, elle évoquait le grave sujet des attouchements sur une petite fille, par un « ami de la famille ». Sa pièce deviendra prochainement un film, qu’elle coréalisera avec Éric Métayer, metteur en scène.

 

 

Jouée lors du Off d’Avignon, puis à Paris, la pièce a rencontré un franc succès, qui a débouché sur un Molière du meilleur seul en scène en 2016. Les Chatouilles prend donc la direction du cinéma, avec un tournage organisé du 29 mai au 17 juillet, annonce le journal Le Film français.

 

Au casting, Karin Viard, Clovis Cornillac et Pierre Deladonchamps pour le trio de tête de cette production Les Films du Kiosque. On retrouvera également à l’écran Grégory Montel ou le rappeur Gringe. La pièce a été publiée en 2015 par les éditions Les Cygnes.

 

Le résumé de l’éditeur pour Les Chatouilles :

 

Odette a huit ans, elle aime rire et dessiner. Elle fait confiance aux adultes. Pourquoi se méfierait-elle d’un ami de ses parents ? Pourquoi refuserait-elle de jouer aux « Chatouilles » ? Odette ne parle pas, elle ne croit pas qu’elle pourrait être crue. Pour qu’on la comprenne, elle danse. Face aux autres enfants, à ses parents, aux flics, face à la justice, face au déni, elle danse. Le désir de vivre entrainera Odette dans un jusqu’au-boutisme outrancier, rock’n roll, drôle qui l’amènera progressivement à la résilience.

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Samantha Bailly : Editeurs, “nous devons dialoguer. Nous devons nous comprendre”

Récemment élue à la présidence de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, Samantha Bailly a souhaité faire parvenir un message fort, adressé tout à la fois aux auteurs et aux éditeurs. C’est dans les colonnes de ActuaLitté, en partenariat avec la Charte, que nous proposons cette tribune.
 

Le stand de La Charte, par Anouk Ricard - Salon du Livre et de la Presse Jeunesse (SLPJ) - Montreuil
Anouk Ricard – ActuaLitté, CC BY SA 2.0 

 

Adhérente de La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse depuis 2013, je ne saurais dire à quel point cette association m’a aidée à me construire et a nourri mon parcours. À travers les informations transmises, les outils juridiques, le partage d’expériences, j’ai réellement appris le métier d’auteur. Et dans une très grande période de précarité que j’ai vécue en 2014, j’ai pu y puiser un soutien incroyable. Le genre de soutien qu’on n’oublie pas. 

 

Aujourd’hui, il me paraît naturel de rendre ce que l’on m’a donné. De poursuivre cette chaîne de solidarité entre auteurs, pour être toujours plus informés et plus forts ensemble. 

 

Depuis sept mois, j’aide le CA de La Charte, afin de prêter main-forte sur la communication et les relations éditeurs. J’ai découvert une association vivante, diversifiée, engagée. Un Conseil d’Administration plein d’énergie, des personnes aux opinions variées, des salariés investis, des partenaires extérieurs fidèles et d’un grand soutien, ainsi qu’une présidente courageuse, qui porte ses convictions en bandoulière. De nombreuses discussions passionnantes, des points de vue affirmés, et cette capacité incroyable à réfléchir ensemble.
 

Carole Trébor : “Sans auteurs, pas de livre. Notre cause est juste.”

En tant qu’auteure, merci à la Charte et à tous ses membres, vraiment, pour ce travail de représentation de la littérature jeunesse, d’information, de défense de nos droits, de sensibilisation. Ces dernières années, la Charte a vécu un grand tournant, avec des campagnes de communication fortes, en posant des mots sur ce qui est. J’adresse ici un merci tout particulier à Carole Trébor, qui a porté ce combat loin, avec son énergie, sa volonté de faire bouger les lignes, avec son sentiment d’injustice si légitime. Carole, bravo, car incarner publiquement tant de revendications tout en poursuivant son travail d’auteur est une charge aussi lourde qu’importante. 

 

J’ai longuement hésité avant de me présenter, de peur, justement, que cette charge soit trop lourde. Car j’ai été témoin ces derniers mois de l’incroyable travail que représente la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, et d’extérieur, je ne voyais clairement que la partie émergée de l’iceberg. Peu de personnes réalisent, je crois, la dureté du combat mené pour la reconnaissance de ce qui devrait être normal, simple et évident : que la littérature jeunesse soit considérée comme une littérature comme les autres, sur les plans culturel et social. Car ces deux plans sont intimement liés.

 

Par mes choix récents et revendiqués, comme la représentation par un agent littéraire, ma professionnalisation dans son ensemble, mes conditions se sont améliorées. C’est dans ce moment-là que se joue un choix crucial : continuer sa route seule, avec ses acquis, ou bien partager et soutenir les autres auteurs. Pour aller jusqu’au bout de la démarche, me voici donc au service de mes pairs auteurs et des illustrateurs. Une démarche qui s’inscrit dans la continuité de mon travail d’information et de pédagogie via ma chaîne Youtube, qui a pour vocation de montrer les coulisses du métier d’écrivain avec réalisme. Car tous, nous sommes dans le même bateau. Nous nous connaissons ou non, nous avons nos affinités et nos divergences, mais nous pouvons être ensemble.
 

Nous respectons le travail des membres de la chaîne du livre, mais nous voulons simplement que l’on nous redonne notre juste place.

Samantha Bailly

 

Un éditeur est une entreprise, et un individu seul face à une entreprise est plus fragile, vulnérable, et d’autant plus lorsqu’il vient apporter une œuvre qui fut en gestation en lui. Pour un auteur ou un illustrateur, supporter ce rapport de force individuellement, en se sentant isolé, est très difficile. Mais nous ne sommes pas seuls. Rien qu’à la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, nous sommes 1300.

 

Tous ensemble, nous poursuivrons les chantiers en cours et allons en amorcer de nouveaux. Travailler au rayonnement de la littérature jeunesse sur le plan culturel, faire grandir nos partenariats, créer des campagnes de communication originales et audacieuses, veiller aux enjeux autour du droit d’auteur, se battre pour une rémunération plus juste. Nous défendons la place des créateurs : une place périphérique au sein du monde du livre, alors qu’elle devrait être centrale. Sans auteurs et illustrateurs, pas de livres. Nous respectons le travail des membres de la chaîne du livre, mais nous voulons simplement que l’on nous redonne notre juste place. Nous souhaitons que nous reconnaissions notre valeur, notre travail, notre statut professionnel, pour une situation plus équilibrée. 

 

Aujourd’hui, par cette lettre et ce relais qui se crée, je lance deux appels.

 

Le premier, aux auteurs et illustrateurs. N’hésitez pas à nous écrire, à remonter vos besoins, vos questionnements : la Charte est là pour vous. Nous sommes ouverts, à l’écoute, et voulons vous représenter de la façon la plus cohérente possible. Aussi, d’autres auteurs peuvent vous conseiller, vous aider dans votre parcours. Les conditions que nous acceptons sont contextuelles, mais nous devons aussi prendre notre part de responsabilité : nous les acceptons bien trop souvent, par manque d’information, de formation ou par isolement. 

 

Le second appel, aux éditeurs. Nous devons dialoguer. Nous devons nous comprendre. La colère des auteurs et illustrateurs jeunesse existe, et cette colère doit être entendue. Nous sommes dans un monde mouvant, en changement. Le fait que le différentiel de traitement auteur adulte et jeunesse soit dans les usages n’est pas une réponse. Notre société évolue, les prises de conscience ont lieu, le rapport auteur-éditeur évolue également, de façon inévitable. La réponse que nous attendons est la suivante : nous sommes prêts à vous écouter, et à trouver des solutions.

 

La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse poursuit donc son travail avec énergie, créativité et détermination, dans sa philosophie première : pour les auteurs, par les auteurs.

 

Samantha Bailly

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Coulon, Del Amo, Varenne, finalistes du Prix des Libraires 2017

Fondé en 1955, le Prix des Libraires sélectionne des ouvrages sur l’ensemble de la production littéraire française. Fidèle à l’esprit des fondateurs, Gustave Barry, Jacques Van Moe, Georges Mea et Jean Bannier, le jury actuel sélectionne des auteurs francophones qui n’ont pas encore obtenu de prix littéraires majeurs. Trois ouvrages et romanciers restent en lice pour l’édition 2017 du Prix.

 

Un jury composé de neuf libraires a retenu trois romans parmi une centaine d’ouvrages issus des deux rentrées littéraires de septembre et de janvier.

Les 3 finalistes sont :

Cécile Coulon pour Trois saisons d’orage (Viviane Hamy)
Jean-Baptiste Del Amo pour Règne animal (Gallimard)
Antonin Varenne pour Équateur (Albin Michel)

Le choix du lauréat est actuellement soumis à l’appréciation de 2 000 libraires indépendants appelés à voter, par correspondance ou en ligne, jusqu’à la fin du mois de mai. Son nom sera dévoilé le 8 juin prochain au Centre national du livre, partenaire de l’événement, en présence de Laurent Gaudé, lauréat du Prix des Libraires en 2003 et président d’honneur de l’édition 2017.

Le 63e Prix des Libraires sera remis le jeudi 8 juin prochain au Centre national du livre, à Paris.

La Fédération française des syndicats de libraires a voulu dissocier le Prix des Libraires de toute appartenance syndicale afin qu’il devienne le prix de tous les libraires francophones. C’est pour cette raison qu’a été créée l’association du Prix des Libraires, qui préside désormais aux destinées de cet événement singulier, original et démocratique, qui donne la parole à la profession dans son ensemble.

Cette évolution en a amené d’autres, telle la nomination, à l’occasion de cette 63e édition, d’un président d’honneur en la personne de l’écrivain et ancien lauréat du prix Laurent Gaudé ; mais aussi la composition d’un nouveau jury de neuf libraires : Joël Hafkin (président de l’association, librairie La Boîte à livres à Tours), Nathalie Iris (secrétaire générale de l’association, librairie Les Mots en marge à La Garenne-Colombes), David Cazals (trésorier de l’association, Librairie Henri IV à Paris), Charlène Busalli (librairie du Tramway à Lyon), Corinne Dalloz (librairie Polinoise à Poligny), Géraldine Delauney (librairie Dialogues à Tours), Thierry de la Fournière (librairie Impressions Nouvelles à Dinard), Béatrice Leroux (librairie Gibert Jeune à Paris) et Stanislas Rigot (librairie Lamartine à Paris).

Retrouver la liste des prix littéraires français et francophones.

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