Le temps qui reste au Théâtre de la Madeleine

October 18, 2017 at 10:37AM

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Artistes : 

Philippe Lellouche, Christian Vadim, David Brecourt

A l’affiche :

Jusqu’au 11 novembre 2017

Lieu :

Théâtre de la Madeleine

19, rue de Surene

75008 PARIS

Réservation en ligne
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Par Nathaly pour Carré Or TV

Ces trois cinquantenaires

qui rêvaient d’un grand destin

Une excellente pièce sur l’amitié

entre hommes et le temps qui passe

 

Max est mort d’une crise cardiaque et vient d’être enterré.

Ses trois meilleurs amis, et Emma sa veuve, se retrouvent après les funérailles dans la maison du défunt.

Il y a Adrien, le Dandy, préoccupé par la propreté de ses « souliers ».

Il y a Franck, celui qui se dit flic, et qui n’est finalement que comptable au sein de la Police.

Il y a Paul, le mari infidèle, un chef d’entreprise que sa femme a quitté pour un vendeur de voitures.

Cette bande de copains cultive depuis 35 ans amitié virile et nostalgie des vrais mecs, à l’instar de John Wayne ou Lino Ventura.

A la grande surprise des 3 hommes, Emma la femme de Max, qui ne semble nullement effondrée par le décès de son mari et qui se dit même soulagée par sa mort, leur apprend qu’elle et Max, bien qu’en excellents termes, avaient prévu de divorcer.

« Combien de mois d’Août il me reste à vivre,

en pleine forme ? »

 

Cette réunion post-obsèques va permettre à chacun d’ouvrir son cœur et de se poser les vraies questions sur sa vie d’avant et d’après : est-il obligatoire de pleurer lors de l’enterrement de ceux qu’on aime, à cinquante ans combien de temps leur reste-t-il réellement à vivre pleinement…

Adrien avoue enfin à ses meilleurs amis qu’il est homosexuel et pas seulement « bi-curieux » et il n’hésite pas à déclarer sa flamme à Franck son ami de toujours, Franck qui traverse une vraie crise de la cinquantaine et qui n’a plus goût à rien.

         Une très jolie pièce pleine

de testostérone et de sensibilité

 

«  Le temps qui reste » est la nouvelle pièce écrite par Philippe Lellouche, après ses précédents succès que sont « Le jeu de la vérité » et « L’appel de Londres ». Pièce dans laquelle il retrouve ses complices habituels.

Philippe Lellouche est Paul. Celui que sa femme, lassée par ses infidélités, a fini par quitter. Il donne à son personnage autant de virilité que de doutes. Il prend un plaisir infini à mettre en lumière ses partenaires. Et c’est tout à son honneur.

Christian Vadim joue Franck, celui qui n’est pas vraiment flic. Avec sa tenue de grand adolescent, jean et sweat à capuche, il traduit toute la douce amertume de ceux qui n’aiment pas vieillir. Son interprétation parfaite oscillant entre tristesse et euphorie est une des belles surprises de la pièce.

David Brécourt est Adrien, le Dandy qui fait son coming-out. Il est comme à son habitude excellent et il ne faut surtout pas louper sa chorégraphie sur « Dancing Queen » d’Abba.

Noémie Elbaz joue Emma. Nouveau personnage face à cette bande d’acteurs qui se connaissent parfaitement bien, elle parvient à tirer son épingle du jeu et à rendre presque centrale son interprétation.

La mise en scène de Nicolas Briançon est parfaite, jouant parfois sur le ralentissement des mouvements des corps de chaque acteur pour évoquer le temps qui passe et leur jeunesse qui peu à peu s’en va.

« Le temps qui reste » est une pièce drôle (on y rit beaucoup) et intelligente, aussi virile qu’émouvante.

Une très belle réussite.

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West Side Story, comédie musicale incontournable

C’est l’une des comédies musicales les plus populaires au monde… West Side Story, fleuron des productions Broadway, revient sur les planches parisiennes, cette saison, à La Seine Musicale. 60 ans après sa création, le chef d’oeuvre de Léonard Bernstein ne prend décidément pas une ride et vous promet un pur moment d’exaltation auditive et visuelle.

West Side Story, indémodable

Tragédie moderne au carrefour des genres musicaux, West Side Story a ce « petit plus », qui l’a distingue aisément des multiples productions musicales chorégraphiées des années 50. Il faut dire qu’avec une partition signée Léonard Bernstein, l’un des compositeurs et chefs d’orchestre les plus influents du 20ème siècle, elle partait déjà avec un certain avantage ! En plein cœur de Manhattan (sur un livret d’Arthur Laurents et des paroles de Stephen Sondheim), on découvre le quotidien échauffé de deux gangs de rue, les « Jets » et les « Sharks ». D’un côté, des jeunes issus de la classe ouvrière blanche, de l’autre, des nouveaux venus, de Porto Rico… La lutte pour avoir le monopole du territoire est intense. Lors d’un bal de quartier, le beau Tony (l’un des membres des « Jets ») rencontre Maria, la sœur du leader des « Sharks ». Cupidon décoche une flèche et les deux tombent amoureux…

Après avoir triomphé, en 2007 et 2012, au mythique Théâtre du Châtelet, c’est donc sur les planches de La Seine Musicale, à Boulogne-Billancourt, que West Side Story s’offre, cet automne, une nouvelle exploitation. Au programme, 32 interprètes, 21 musiciens (dirigés par le génial Donald Chan), des chorégraphies fidèles à l’esprit de la version originale (mais revisitées avec brio par Joey McKneely), des décors superbes et inédits, une musique toujours aussi prenante… Bref, un show d’exception, à ne – surtout – pas manquer ! > Réservez vos places pour West Side Story

Les concerts de La Seine Musicale

Musicophiles, voilà qui devrait ravir vos oreilles curieuses… La Seine Musicale vous offre, cette saison, une programmation – éclectique – de choix ! Pour sa « tournée des 50 ans », l’immense Julien Clerc revient sur les moments marquants de sa carrière et vous livre ses plus grands succès, de Ma préférence à Melissa, en passant par Femmes, je vous aime ou Ce n’est rien. Un brin de nostalgie itou avec Les 10 Commandements, la célèbre comédie musicale d’Elie Chouraqui et Pascal Obispo, à l’affiche pour quelques représentations exceptionnelles. Enfin, l’irremplaçable et irrésistible Véronique Sanson présente, en live sur scène, son tout nouvel album (le quinzième), Dignes, Dingues, Donc… Une parenthèse musicale à croquer !

  

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Vacances de la Toussaint 2017 : les idées sorties à Paris

L’automne, ses températures rafraîchissantes, ses feuilles mortes, ses bogues de châtaignes naissantes… et ses vacances de la Toussaint ! Pour profiter au maximum de votre temps libre à Paris, que vous soyez entre amis, en famille, en couple ou en solo, optez pour une sortie culturelle et ludique. Au programme cette saison : comédie, croisière, musique et parc d’attraction.

Disneyland® Paris

Pendant les vacances de la Toussaint, Disneyland® Paris, destination familiale par excellence, se met aux couleurs d’Halloween ! Toujours aussi incontournable, le mythique parc (qui fête, cette année, ses 25 ans d’existence) propose, pour l’occasion, des nouveautés délicieusement terrifiantes… Sur Main Street, tous vos personnages préférés défilent sur des tricycles extravagants, tandis que dans la cours du château de la Belle au Bois Dormant, Maléfique et les méchants vous préparent quelques petites surprises. A ne pas manquer non plus, la Skeletoons Party de Dingo, pour laquelle le meilleur ami de Mickey, en guest star, s’est entouré d’une pléiade de squelettes colorés… Frissons et rires garantis ! > Réservez vos places pour Disneyland® Paris

La Perruche avec Barbara Schulz et Arié Elmaleh

Besoin de vous détendre l’esprit ? Le Théâtre de Paris vous offre une parenthèse humour à croquer avec La Perruched’Audrey Schebat. Sur les planches, Barbara Schulz et Arié Elmaleh incarnent deux amoureux, dont la relation va prendre une tournure atypique, lorsque un couple d’amis, prévu pour dîner, leur posent un lapin. > Réservez vos places pour La Perruche

Emilie Jolie, conte musical au Comédia

Elle s’appelle Emilie Jolie, et elle voudrait partir avec vous, tout au bout du ciel… Le célèbre conte musical de Philippe Chatel revient, cette saison – pour notre plus grand plaisir – au Théâtre Comédia. Pour incarner l’héroïne à l’imagination débordante, on  retrouve, sur scène, la talentueuse Gloria, révélée en 2014 dans l’émission The Voice Kids et membre du jeune groupe Kids United. Réservez vos places pour Emilie Jolie

Silence, on tourne au Théâtre Fontaine

Théâtrophiles retardataires, pressez le pas, Silence, on tourne !, véritable pépite de la saison (nommée aux Molières 2017, dans la catégorie Meilleure Comédie), se joue jusqu’à la fin de l’année au Théâtre Fontaine ! Patrick Haudecoeur (auteur du célèbre Thé à la menthe ou t’es citron) et Gérald Sibleyras vous ont concocté une pièce délirante, fraîche, moderne et burlesque à souhait, sur les rouages d’un tournage de film. > Réservez vos places pour Silence, on tourne !

Balade au cœur des passages couverts de Paris

Mosaïques italiennes, verrières, galeries époustouflantes… évadez-vous du tumulte citadin le temps d’une visite guidée originale ! L’Agence Cultival vous fait découvrir les passages couverts de Paris, en cheminant du Palais Royal (rendez-vous Place Colette) aux Grands Boulevards. Très empruntés au XIXème siècle, ces passages n’auront plus aucun secret pour vous. Idéal pour les petits curieux. > Réservez vos places pour une balade dans les passages couverts

Le comeback de Tutu à Bobino

Lorsque vous entendez une musique, vous ne pouvez pas vous empêcher de vous déhancher ? Optez pour la solution Tutu, à Bobino ! La célèbre compagnie Chicos Mambo fait un retour éclatant sur les planches avec ce show exceptionnel, Prix du public au Festival d’Avignon 2015. Drôle, survolté, déjanté, entre ballet classique, danse contemporaine ou acrobatique, ce spectacle est une pure merveille. > Réservez vos places pour Tutu

Dernier coup de ciseaux au Théâtre des Mathurins

Aux Etats-Unis comme en France, c’est une pièce culte… Dernier coup de ciseaux, de Paul Pörtner, au Théâtre des Mathurins (adaptée par l’irrésistible Sébastien Azzopardi) vous plonge au cœur d’une enquête policière trépidante. Molière de la comédie en 2014, cette création participative est la solution parfaite pour une soirée réussie entre potes. > Réservez vos places pour Dernier coup de ciseaux

Les Virtuoses du Théâtre Fontaine

« La musique adoucit les mœurs », nous dit le philosophe… Au Théâtre des Nouveautés, le proverbe prend tout son sens avec le spectacle démentiel des Virtuoses ! Petits frères de l’illusionniste star Alexis Hazard, ces deux énergumènes échevelés revisitent, avec style, les grands classiques de la musique. De Chopin à Bizet en passant par… Patrick Sébastien, l’ambiance clownesque vous fera chavirer du côté humour de la force. > Réservez vos places pour Les Virtuoses

Croisière sur la Seine

Si le temps le permet, on termine, en beauté, avec une croisière inoubliable sur la Seine. Du Parc de la Villette au Musée d’Orsay, vous naviguez en Père Peinard, le long du Canal St Martin, « au gré de ses écluses et ponts tournants ». La compagnie Paris Canal, le capitaine et le conférencier vous font découvrir notre belle capitale sous une facette originale. > Réservez vos billets pour la croisière

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Un coeur sauvage au Théâtre La Jonquière

October 12, 2017 at 10:30AM

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Artistes : 

Léa Malassenet, Ugo Savary, Thomas Violleau

A l’affiche :

Jusqu’au 18 au 21 octobre 2017

Lieu :

Théâtre La Jonquière

88, rue de la Jonquière

75017 PARIS

Réservation en ligne
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Par Bernard-Alexandre pour Carré Or TV

Emouvant, drôle et beau

 

Un jour Mathan tombe amoureux et son enfance vole en éclats.

Chronique de l’adolescence, de l’éveil à l’amour et aux désirs. « Un Coeur Sauvage » suit les joies et les tourments de Mathan, 17 ans, perdu entre une fille et un garçon.

Qui apprivoisera son coeur sauvage ?

Cette histoire, maintes fois racontée au cinéma, a été une première au théâtre. Écrite en 2005, entre l’adoption du PACS et du Mariage Pour Tous, cette oeuvre permet de faire le bilan sur le regard de la société française face à la question de l’homosexualité.

« Un Coeur Sauvage » parle de l’homophobie, du coming-out et de l’acceptation de soi au moment de l’adolescence.

Cette pièce est une comédie dramatique où les moments de vies laissent place à des envolées littéraires de ce jeune protagoniste qui couche sur son journal intime tous ses questionnements, ses désirs, ses frustrations, ses espoirs et son désespoir.

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Cette pièce de Christophe Botti se jouera dans une toute nouvelle version du 18 au 21 octobre au Théâtre de la Jonquière. À cette occasion, nous avons rencontré l’équipe afin de leurs poser quelques questions.

– Pouvez-vous vous présenter en quelques mots à nos lecteurs ?

Frédéric Maugey : Je suis le metteur en scène de « Un Cœur Sauvage ». Je suis originaire de Libourne, une sous-préfecture de la Gironde. J’ai d’ailleurs tenu à domicilier la compagnie qui produit la pièce dans ce département auquel je suis très attaché.

Léa Malassenet : Je suis comédienne. J’ai commencé par une formation de comédie musicale à l’AID. C’est au bout de ces deux ans de formation que j’ai vraiment su ce que je voulais faire : jouer. J’ai ensuite intégré la compagnie des Hommes Papillons avec laquelle je travaille toujours. Puis les projets se sont enchaînés : théâtre, pubs, télé, web-série.

Thomas Violleau : J’ai 21 ans et je viens du pays de la brioche et de mogette (rires).

Ugo Savary : J’ai 27 ans et je suis comédien bilingue français/anglais. J’ai vécu dans cinq pays différents, notamment pour un MBA, et j’ai participé à une dizaine de courts métrages, web séries et publicités. Cette année, j’ai joué face à Manu Payet, Fred Testot et Louane à la télévision et au cinéma. J’écris également.

– Frédéric, Pourquoi votre choix de mise en scène s’est porté sur la pièce « Un Cœur Sauvage » de Christophe Botti ?

Frédéric Maugey : Par coup de cœur, si je puis dire, pour l’auteur. Et puis aussi pour les sujets qui sont traités dans cette œuvre : l’homophobie, le suicide, mais aussi le coming-out, la découvert de soi, l’amour de soi…

J’ai eu le plaisir de rencontrer et de discuter avec Christophe Botti autour d’un café. À la fin de ce rendez-vous, je me suis rendu compte que nous partagions beaucoup de points communs dans notre vision du théâtre et des métiers qui tournent autour (auteur, metteur en scène, comédien…) mais aussi sur certains sujets de la vie en générale.

– Qu’est-ce qui vous a séduit dans vos personnages ?

Léa Malassenet : Virginie est une boule d’énergie. En tout cas, c’est ce qu’on a voulu faire ressortir avec Frédéric. Elle passe par toutes les émotions en huit secondes. Elle offre une belle palette de jeu et quoi de plus jouissif pour une comédienne ? Alors oui, c’est du travail mais ce personnage m’anime par sa fraîcheur.

Thomas Violleau : Ce qui a de séduisant dans le personnage de François, c’est sa complexité. On peut, quand on connaît la pièce, le trouver détestable mais d’un autre côté intriguant. On a envie de creuser pour savoir ce qu’il ressent vraiment.

Ugo Savary : À la lecture pour le casting, j’ai tout de suite aimé Mathan car il est à une période charnière de sa vie : découverte de soi, premier amour, fin de l’adolescence… Et c’est magnifique de travailler sur une histoire d’amour, gay ou hétéro. De plus Mathan est un artiste ce qui me touche.

– Vous sentez-vous proche de vos personnages ?

Léa Malassenet : Virginie est une adolescente de 17 ans, j’ai quasiment 10 ans de plus qu’elle mais on me donne très souvent 20 ans voir moins ! Donc sur le plan physique, j’en suis proche. Du côté du caractère, Virginie est de nature optimiste, naturelle, joueuse, taquine et boudeuse : tout ce que je suis ou tout ce que j’étais.

Thomas Violleau : Je pense qu’on connaît tous des personnes comme François qui aime plaire à tout le monde, qui aime être dans les rangs. J’ai été comme ça, comme beaucoup de personnes à l’adolescence : on ne veut pas se faire d’ennemis.

Ugo Savary : Je suis très proche de Mathan, voir trop parfois ! Comme lui, j’écrivais et je dessinais ado. Nous avons un caractère similaire dans la répartie, le côté populaire/solitaire et la soif de vivre. Mais il a 17 ans donc mon plus gros challenge était de retrouver cette fougue. D’ailleurs je suis retourné dans mon lycée pour m’y reconnecter.

– Vous Connaissiez-vous avant le début de cette aventure ?

Frédéric Maugey : Nous avons organisé des auditions et le duo Ugo-Thomas a été une évidence. Pour Léa, J’ai eu la chance de la voir sur scène dans deux pièces de Christophe Botti et je suis tombé amoureux de cette jeune comédienne. Alors c’est un honneur de travailler avec elle maintenant.

Léa Malassenet : Ensuite nous avons fait une lecture tous ensemble, accompagnés de l’auteur Christophe Botti. On s’est tout de suite entendu et le feeling a été immédiat.

Thomas Violleau : On est tous très différents. Des caractères assez opposés, c’est intéressant dans la vie et sur scène. J’apprends beaucoup avec eux, c’est constructif et humainement ça reste une aventure géniale.

Ugo Savary : Nous sommes soudés et complémentaires, ça se ressent sur scène vous verrez.

– Pouvez-vous nous parler de vos projets à venir ?

Frédéric Maugey : J’angoisse quand je n’ai pas un projet dans les tiroirs (rires). Plus sérieusement, j’ai des projets en tant que comédien avec Christophe Botti et aussi une pièce qui devrait se jouer à l’automne 2018. Du coté mise en scène, j’ai une idée qui commence à mûrir dans ma tête. Je ne voudrais pas trop en dire mais attendez-vous à rire.

Léa Malassenet : Je suis sur deux pièces en préparation, les deux sont des classiques. L’une d’Oscar Wilde qui se jouera en avril prochain. La deuxième, est un texte de Shakespeare, que nous jouerons en mai prochain. Le classique, C’est une première pour moi, je n’ai joué sur scène que du théâtre contemporain, un nouveau défi, j’espère vous y retrouver pour me soutenir !

Thomas Violleau : Prochainement, je vais continuer de travailler avec Jacques Duparc, dans un tout autre registre, au mois de juin, j’ai le plaisir de rejoindre l’équipe de « Clémenceau La Tranchée des Baïonnettes » une comédie musicale qui sera jouée à Marseille.,En Vendée, je suis assistant création d’un spectacle sur Jean de La Fontaine, avec une équipe fabuleuse. Puis d’autres projets de théâtre à venir en Vendée.

Ugo Savary : Je serai dans deux films prochainement : « Budapest » et « Les Affamés ». Et j’écris des scénarios donc j’attends la réponse de quelques concours… Et puis les castings, encore et toujours, en français et en anglais. En espérant reprendre « Un Coeur Sauvage » en 2018 évidemment !

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Love me Tinder au Théâtre les Feux de la Rampe

October 12, 2017 at 12:06AM

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Artistes : 

En alternance : Anne Levallois et Shéraze Said, Aurélie Vigent, Clémence Brodin et Audrey Baldassare, Lisa Raduszynski

A l’affiche : 

Jusqu’au 31 décembre 2017

Lieu : 

Théâtre les Feux de la Rampe

34, rue Richer

75009 PARIS

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Par Nathaly pour Carré Or TV

Une pièce girly qui dézingue

gentiment la drague sur Tinder

Et ça matche !

 

Ce soir, la petite salle de la Grande Comédie est essentiellement féminine.

Des jeunes et des moins jeunes sont venues entres copines et visiblement savent toutes ce que sont les rencontres « amoureuses » (sexuelles) géo localisées via l’application Tinder.

« Connaissez-vous Tinder ? Oui ?

Et bien je ne vous félicite pas ! »

Aurélie est une jeune parisienne célibataire méga coincée qui après des études de droit, est devenue wedding-planeuse. Elle rêve de trouver un homme romantique.

Non elle n’est pas sur facebook, non elle n’a pas de télé et elle « ne dit jamais de mots grossiers ». Son seul compromis avec internet ? Un compte sur Copains d’Avant.

Mais Aurélie connait au moins le site Airbnb par lequel elle vient de louer sa chambre à deux demi-sœurs provinciales extravagantes qui avec un magnum de whisky dans leur valise débarquent de Fourqueux (où elles « se sont tapés tous les mecs qui n’étaient pas casés »), avec la ferme intention de draguer les petits parisiens.

Il y a la vendeuse de lingerie qui cherche un mari très riche pour devenir mère au foyer: Gigi la rouquine et la grande brune sexy : l’esthéticienne Priscilla.

« Tinder ? 1 clic, tu niques dans l’heure »

 

Les deux frangines décident de décoincer Aurélie leur hôtesse et quel meilleur moyen que de l’inscrire sur Tinder ?

Elles lui décodent les us et coutumes de la « Redoute du Cul », euh pardon, de Tinder (ok pour un sexfriend d’une nuit mais pas pour y trouver un mari) et comment swiper, one-shooter, dater, matcher, liker, les mecs à éviter, les hommes qui likent tous les profils de femmes …Et toutes les trois se lancent allègrement dans la drague sur Tinder.

Cette pièce, chaleureuse et complètement dans l’air du temps, qui vient du Nord, (elle a démarré à Lille) se joue encore pour quelques semaines à la Grande Comédie de Paris.

Les trois jeunes actrices sont pétillantes, drôles et attendrissantes :

Aurélie la parisienne coincée et célibataire est jouée par Aurélie Vigent,

Gigi est jouée par Marion Christmann.

Et la sexy Priscilla par Floriane Chappe.

Alors que vous soyez adeptes ou non de Tinder, allez rire avec ces trois célibataires fofolles, et si vous êtes un garçon, vous avez de fortes chances de vous retrouver sur scène…Mais chut je ne vous en dirai pas plus….

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Les jumeaux vénitiens au Théâtre Hébertot

October 11, 2017 at 10:29AM

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Artiste : 

Maxime d’Aboville, Olivier Sitruk, Victoire Bélézy, Philippe Berodot, Adrien Gamba-Bompard, Benjamin Jungers Thibault Lacroix, Agnès Pontier, Luc Tremblais, Margaux Van Den Plas

A l’affiche :

Jusqu’au 30 décembre 2017

Lieu :

Théâtre Hébertot

78 bis, boulevard des Batignolles

75017 PARIS

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Par Nathaly pour Carré Or TV

Le joyau de la comédie

Italienne du 18ème siècle

illumine le Théâtre Hébertot

 

Deux frères jumeaux,  Tonino et Zanetto, séparés à la naissance, se ressemblant comme deux gouttes d’eau mais totalement dissemblables intellectuellement (l’un est un riche balourd vivant à la campagne et l’autre est un homme du monde raffiné de Venise) vont se retrouver au même moment à Vérone tout en l’ignorant.

Ils vont créer ainsi une cascade de quiproquos, de « maudits imbroglios » et de situations rocambolesques, tant avec leurs promises, qu’avec leurs domestiques ou les notables de la ville.

« Les jumeaux vénitiens » écrite en 1745 par Carlo Goldoni, tonifiante comédie de mouvement n’a pas été jouée depuis 18 ans (en 1997 Pierre Cassignard obtint un Molière pour son interprétation des jumeaux). Elle reste une des meilleures pièces de Goldini et surtout une des plus drôles.

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Des acteurs, des décors, des costumes qui ressuscitent

et modernisent  la magnificence du théâtre classique

 

Assister à une représentation des Jumeaux Vénitiens au Théâtre Hébertot est un pur moment de bonheur et la pièce de Goldoni remise au goût du jour (on y entend ça et là des expressions bien actuelles)  est promise au succès.

La mise en scène admirable et novatrice est de Jean-Louis Benoit,

Jean Haas a réalisé les superbes décors et Frédéric Olivier des costumes de toute beauté.

Toute la troupe d’acteurs est exceptionnelle de talent et de vivacité, à la tête desquels :

Maxime d’Aboville qui  joue les 2 jumeaux, et alterne ainsi la bêtise de l’un et raffinement mondain de l’autre. Il est joyeusement et totalement magnifique.

Olivier Sitruk est Pancrace, le dévot hypocrite se voulant le gardien de la moralité. Bossu et sombre, il démontre une fois encore la justesse et les mille facettes de son jeu d’acteur.

Le public est indéniablement conquis par ces Jumeaux Vénitiens au Théâtre Hébertot qui promettent dès lors d’être un grand millésime.

Extrait vidéo

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Si j’avais un marteau à l’Apollo Théâtre

October 10, 2017 at 03:23PM

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Distribution : 

Frank Delay, Petronille Moss, Emmanuelle Boidron, Magalie Madison, Hugo Rezeda, Julien Salvia

A l’affiche : 

Jusqu’au 30 décembre 2017

Lieu : 

Apollo Théâtre

18, rue du Faubourg du Temple

75011 PARIS

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Par Stanislas pour Carré Or TV

« C’est de la dynamite ! »

 

Nous avions eu le privilège, il y a quelques mois, d’assister à la lecture de la pièce « Si J’avais un marteau », une comédie d’Hugo Rezeda et Mytic. Rien qu’à cet instant, nous étions séduits. Certes, le décor et la mise en scène n’étaient pas en place, mais nous pouvions d’ores et déjà nous l’imaginer.

Bref, nous avions hâte d’assister à la première…

C’est chose faite, en ce lundi 3 juillet 2017, nous assistions à la toute première représentation face à une salle comble à Paris, au Théâtre Les Feux de la Rampe.

L’histoire : comment se débarrasser d’une maîtresse collante, d’un voisin envahissant, et d’une famille que l’on croyait oubliée mais qui refait surface ? Ajoutons qu’au même moment la fiancée débarque de voyage dans un appartement qui affiche complet !

Résultat : mensonges et quiproquos en tous genres…

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« Arnaud, il descend le string. »

 

Du côté des personnages :

Arnaud, interprété par Franck Delay, dirige une petite société de cosmétiques pour hommes. Personnage central de cette pièce, il sera sur tous les fronts.

En premier lieu, Arnaud, à l’âge de 18 ans décide de changer de vie, et quitte une famille fan de Claude François qui l’oblige durant sa jeunesse à endosser le costume de Mini-Cloclo.

Marco, interprété par Hugo Rezeda, est le voisin de pallier homo, quelque peu envahissant, et qui cherchera à venir en aide à Arnaud pour le sortir de ce méli mélo rocambolesque.

« Libido frustrée, ventre affamé. »

 

Olivia, interprétée par Emmanuelle Boidron, est l’héritière d’une grande chaine de magasin, et l’unique cliente de la société d’Arnaud. Accessoirement, elle est aussi devenue sa maitresse.

Catherine, interprétée par Magalie Madison, est une charmante hôtesse de l’air et aussi la fiancée d’Arnaud. Elle débarque de voyage à l’improviste. Nous vous laissons imaginer la suite…

Anthony, interprété par Lucas Radziejewski, est le petit frère oublié qui décide de monter à Paris dans l’appartement de son frère Arnaud.

« Et pour Dalida,

vous avez aussi les lentilles qui louchent ? »

 

Monique, interprétée par Patrouille Moss, est la mère d’Arnaud et d’Anthony. Une mère complètement déjantée qui elle aussi surgit à Paris dans l’appartement d’Arnaud. Pour le coup, Marco la prend par mégarde pour la femme de ménage.

De nombreuses scènes délirantes comme celle où Arnaud fait une démonstration de massage sur Anthony, à moitié nu, afin de prouver qu’il n’y a rien d’équivoque dans sa présence.

« Crache, crache, crache… »

 

Une scène très équivoque lors de laquelle Anthony avale par inadvertance un verre rempli de médicaments… Il s’en suit une succession de chorégraphies sur des musiques endiablées.

Nous assistons à un Vaudeville moderne et très réussit, dans une très belle caricature du théâtre de boulevard.

Le casting est prodigieux. Les comédiens sont excellents, et la mise en scène est grandiose.

Une folie qui monte crescendo jusqu’à un final d’un medley chorégraphique auquel on ne s’attendait pas !

Le public, quant à lui, est conquis. Quoi de plus beau pour les auteurs et les comédiens que de voir un public en standing ovation ?

Carré Or TV  déclare que le pari de cette comédie est largement gagné !

Seules deux représentations étaient programmées au Théâtre les Feux de la Rampe.

La troupe va prendre la route pour rejoindre le festival d’Avignon du 7 au 30 juillet 2017 au Théâtre Le Palace.

Comme le dit la chanson de Claude François « Ca s’en va et ça revient ».  La troupe sera de nouveau à Paris pour de longues représentations, à partir du mois de septembre, à l’Apollo Théâtre.

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Réparer les vivants : seul en scène brillant au Petit St-Martin

A l’affiche, cette saison, du Théâtre du Petit Saint-Martin, redécouvrez Réparer les vivants, adaptation lumineuse, signée Emmanuel Noblet, du roman éponyme de Maylis de Kerangal. Véritable ode à la vie, ce seul en scène bouleversant, primé aux Molière, vous plonge dans le tourbillon d’une transplantation cardiaque.

Emmanuel Noblet, artiste d’exception

Retour en fanfare, au Petit Saint-Martin, pour Emmanuel Noblet. Après l’aventure Bourgeois Gentilhomme (aux côtés de l’immense François Morel, en 2012), le comédien normand revient cette saison, en solitaire, sur les planches du célèbre théâtre du 10ème arrondissement de Paris. Avec Réparer les vivants, son adaptation – irrésistible – du roman de Maylis de Kerangal, il a su séduire les spectateurs du Festival OFF d’Avignon 2015 et le jury de la 29ème édition des Molières… Meilleur seul en scène de l’année ! Un succès amplement mérité pour une pièce rare.

Dans une scénographie épurée, Emmanuel Noblet mise sur la puissance du texte et montre l’étendue de son talent, en incarnant une multitude de personnages hauts en couleur. Leur dénominateur commun ? Le cœur de Simon Limbre, jeune adolescent de 19 ans, victime d’un grave accident de la route. En état de mort cérébrale, le cœur bat toujours, grâce aux machines…

Une chance inespérée pour Claire, 50 ans, en attente d’une greffe. Le chrono est lancé : 24h captivante pour bouleverser deux univers.

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Nicole Croisille également à l’affiche du Petit Saint-Martin

C’est décidément une programmation sans fausse note, cette saison au Théâtre du Petit Saint-Martin, avec la pièce de Jean-Robert Charrier (le directeur des lieux), Jeanne. Sur une mise en scène de l’excellent Jean-Luc Revol (Molière du meilleur spectacle musical, en 2007, pour le Cabaret des Hommes perdus), la célèbre comédienne et chanteuse Nicole Croisille (sublime dans le rôle d’une retraité au caractère bien trempé) partage l’affiche avec Charles Templon et Florence Muller. Une comédie dramatique délicieusement drôle et touchante. A voir !

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Fragments de Femmes au Théâtre de la Huchette

October 08, 2017 at 12:15AM

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Artiste : 

Marion Christmann, Solène Gentric, Cécile Théodore

A l’affiche :

Lundi 9 octobre 2017

Lieu :

Théâtre de la Huchette

23, rue de la Huchette

75005 PARIS

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Par Ingmar Bergmann pour Carré Or TV

Trois femmes réveillent le Monde. 

 

 » Fragments de femmes », le nouveau spectacle de Fabien Le Mouël, a récemment été créé à Paris dans la mise-en-scène de François Rimbau, devant un parterre nombreux et enthousiaste.

Le ballet des planètes. 

 

Trois femmes sont au Plateau et, dans leurs trois corps aux physiques distinctifs, elles ne cessent de tourner, encore et toujours, sur elles-mêmes et en rond, les unes autour des autres, comme le ballet des planètes. La priorité est donnée à la parole, et leurs trois voix sont entremêlées les unes aux autres, évoquant la cohue de nos sociétés contemporaines, l’amour de l’amour comme accomplissement suprême, le désir d’être étreinte, l’envie d’un garçon caressant, le fantasme des uns, la fantaisie des autres, l’irrésistible attente du prince charmant, le rêve d’être épousée comme une princesse, la routine qui peut souvent s’ensuivre, la rupture inexorable, la solitude qui nous assaille après la rupture, les montagnes russes de l’amour à deux qu’on appelle « le couple », la douleur provoquée par le fait de voir l’amour que l’être aimé porte à un autre être que soi ensuite, la mère envahissante, les amitiés féminines, les sorties entre amies et le pathétique de la drague dans les bars, les soirées d’anniversaire qui tombent mal, le flirt incessant de l’amour et de la mort, la maladie, le VIH, les valeurs républicaines, l’idylle qu’on attend tous, les cauchemars qui nous assaillent la nuit, la générosité bien ou mal venue, les fleurs que l’on nous offre à bon ou à mauvais escient, parfois pour nous manipuler, le luxe auquel on est nombreux à aspirer mais qui ne transforme jamais nos vies en existences accomplies, le retour du guerrier qui n’est pas toujours à la hauteur de nos espoirs, la complicité, réelle ou supposée, du voisinage, le combat de l’amour exclusif contre la polygamie, la théorie des contraires qui s’attirent, les dictons avec lesquels on se rassure car « qui se ressemble, s’assemble », l’avancée inéluctable du temps qui n’oublie jamais personne, et des questions, multiples et que chacun s’est probablement posées au moins une fois, par exemple : pourquoi, parfois, sommes-nous si transparents aux yeux de ceux qui comptent pour nous ?

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Lorsque ces trois femmes paraissent rapprochées dans le reproche, on se demande : à qui en veulent-elles ? À un homme ? C’est ce à quoi l’on pense effectivement d’abord car l’homme est un monde. Pourtant, Fabien Le Mouël, auteur de cette pièce, ne nous parle pas de trois femmes, amoureuses, déçues et négligées par les hommes ; mais de trois êtres humains qui veulent que le monde se reprenne, se ressaisisse et se ré-enchante, enfin.

L’évidence de la distribution. 

 

Ce dont les actrices Solène Gentric, Cécile Théodore et Marion Christmann qui interprètent, avec beaucoup de grâce et d’intensité, le texte de Fabien Le Mouël, qui se présentait, initialement, dans un tout autre ordre que celui que le Spectateur appréhende. En effet, il s’agit de vingt-cinq monologues ou « fragments », qui sont dits par les trois jeunes femmes, et le montage actuel a volontairement été élaboré en rebondissant sur les affinités exprimées par chaque comédienne avec les passages du texte qui la touchaient particulièrement.

L’enjeu de l’esthétique.

 

La sobriété est de rigueur et les décors sont parfaitement dénudés, car la motivation première de la mise-en-scène est de mettre en avant les émotions des interprètes ; aussi, le Spectateur est-il amené à se concentrer principalement sur le jeu des trois jeunes femmes. Les accessoires sont presque inexistants, et les tenues sont noires du début à la fin ; les chaussures des interprètes sont les seuls éléments de couleur et de fantaisie qui évoluent au gré du spectacle, évoquant métaphoriquement la difficulté de « trouver une chaussure à son pied », et s’accumulant, peu à peu, sur le bord du Plateau, comme autant d’expériences successives que nous collectionnons, dans le cours de nos existences. La mise-en-scène de François Rimbau traduit notamment sa volonté de ne pas offrir au Public un enchaînement abstrait de monologues, du même type que celui qui constitue la trame formelle de la pièce « Les monologues du vagin » d’Eve Ensler, créée à Broadway, en 1996, avec laquelle « Fragments de femmes » a en commun de faire entendre des voix de femmes. Il transparaît effectivement la volonté de lier sans forcément expliciter le lien, afin de laisser le plus large imaginaire possible au Spectateur. L’enchaînement des tableaux successifs peut évoquer la tradition de la « comédie musicale », forme théâtrale à laquelle François Rimbau est très attaché et, par ailleurs, on peut tout-à-fait imaginer qu’il y ait comme d’autres personnages, autour de ceux qui ont effectivement la parole et qui sont incarnés sous nos yeux, puisque certaines comédiennes sont, parfois, comme « en figuration » auprès de leurs collègues ; autant de caractères de l’ombre, comme celles et ceux qui environnent nos existences, mais que nous connaissons mal…

La danse des corps et métaphores. 

 

La musique, essentielle pour François Rimbau, est très présente dans cette production. Par exemple, le thème « Little Bird », en permettant d’exprimer, métaphoriquement, le fait de retrouver l’usage de ses membres et sa mobilité, et de s’évader de son corps actuel en dansant, est le prétexte à une chorégraphie saccadée conduisant, vers la fluidité, la jeune femme qui commence, peu à peu, à retrouver un usage imaginaire de son corps.

L’influence de l’expérience amoureuse. 

 

Les discussions avec ses proches, les expériences de sa vie, ses histoires amoureuses nourrissent aussi l’inventivité de Fabien Le Mouël. L’amour est son thème de prédilection favori, et sous toutes ses formes : l’amour de nos proches, de notre mère, de nos enfants ou, encore, de nos amis. En attendant d’écrire, peut-être, un jour, autre-chose que des comédies pour le théâtre, « Fragments de femmes » est son œuvre la plus personnelle.

Une parole qui nous incite à envisager l’universel. 

 

Avec ce nouveau texte, Fabien Le Mouël entend montrer au Spectateur que, s’il a vécu des choses difficiles, il n’est pas le seul, et que nous pouvons tous le comprendre, qu’il suffit juste d’en parler car, tous, nous pouvons nous retrouver dans chacune des situations abordées par cette pièce, qui tend à l’universel. La parole et le dialogue sont essentiels à l’harmonie, tant de l’individu vis-à-vis de lui-même, que de l’être social avec ses semblables. Les voix sont toutes différentes et toutes pareilles, comme les individus qui composent l’humanité : à la fois semblables et distincts. Il y a une multitude d’expériences de vie ; mais nous traversons tous les mêmes sentiments. Le Spectateur quittera la représentation en se disant qu’il n’est pas le seul à vivre ce qu’il vit, que d’autres ont vécu la même chose que lui et qu’ils peuvent le comprendre, pour peu qu’ils s’intéressent à leur prochain, car nous sommes tous des êtres humains. Fabien Le Mouël veut que chacun se réveille et prenne conscience du caractère universel de nos conditions individuelles, considérant que notre société célèbre beaucoup trop l’individu et l’individualisme : tous les jours, dans le métro, les gens sont fermés sur eux-mêmes et méprisent leurs voisins ; tout comme il lui semble que les relations amoureuses sont devenues parfaitement détachées, désincarnées, désabusées, voire : cyniques car, il y a quelques années, il suffisait de sortir dans un bar, d’échanger un sourire et l’histoire d’un amour pouvait naître. Nous avons tous une pierre à apporter ; mais, aujourd’hui, nous oublions l’évidence : encore faut-il que chacun l’apporte. Quittant la représentation, le Spectateur se dira : « Je me suis reconnu. J’ai été ému. »

Une bonne nouvelle, pour ceux qui ont manqué l’Avant-Première de ce spectacle engageant, qui se déroulait récemment au Théâtre de la Jonquière : la Première a lieu incessamment au Théâtre de la Huchette (Direction Franck Desmedt et Gonzague Phelip), le lundi neuf octobre. C’est le moment de réserver la date et de nous préparer à ouvrir nos yeux et nos oreilles, car le théâtre nous rappelle à la vie !

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La leçon de danse au Théâtre de l’Oeuvre

October 06, 2017 at 11:40PM

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Artiste : 

Eric Métayer, Andréa Bescond

A l’affiche :

Jusqu’au 30 décembre 2017

Lieu :

Théâtre de l’Oeuvre

55, rue de Clichy

75009 PARIS

Réservation en ligne
Réservation en ligne

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Par Nathaly pour Carré Or TV

 

Une merveilleuse histoire d’amour

entre une danseuse estropiée

et un chercheur autiste

 

Ils vivent dans le même immeuble et semblent ne rien avoir de plus en commun :

Senga, jolie blonde, est une danseuse professionnelle, immobilisée chez elle depuis que son genou l’a lâchée. Elle porte une attelle, passe ses journées à boire des litres d’alcool et à manger. L’opérer semble improbable puisqu’elle souffre d’une allergie grave et héréditaire à l’anesthésie.

Adémar, professeur et chercheur à l’Ecole Normale en biosciences, diagnostiqué Asperger, demande à sa belle voisine de lui apprendre à danser, en prévision de la soirée où on doit lui remettre un prix pour l’ensemble de ses recherches. Adémar qui ne supporte pas qu’on le touche propose à Senga 2153 euros pour une leçon de danse d’une heure.

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Tous les deux sont solitaires, déconnectés du Monde qui les entoure, un Monde qui ne les reconnait pas ou qui ne les reconnaît plus.

Après une première prise de contact complètement ratée, et au fil des jours, ils vont finir par s’écouter, se parler, se comprendre et s’estimer.

Quelques pas de « danse » (elle ne peut plus danser et lui est un bien piètre danseur) plus tard, l’amour fera des miracles entre ces deux écorchés de la Vie.

Une fabuleuse leçon d’espoir et d’amour

 

«  La leçon de danse », comédie romantique de l’auteur américain Mark St Germain, a été adaptée par Gérald Sibleyras.

Elle est mise en scène et jouée par Andréa Bescond et Eric Métayer, amoureux à la scène comme à la ville.

Andréa Bescond est Senga. Cette actrice et danseuse de talent, remarquable l’année dernière dans son seule en scène « Les Chatouilles » où elle évoquait la pédophilie subie dans son enfance, est éclatante et émouvante dans cette Leçon de Danse.

Face à elle, Eric Métayer (qui n’est pas seulement le prolixe metteur en scène de la pièce à succès « Piège Mortel » ou du groupe des suédois déjantés « Blond Blond Blond ») interprète de manière quasi-extraordinaire l’autisme d’Adémar, personnage si attachant et si drôle.

« La leçon de danse » donne envie d’ouvrir les bras, de donner de l’Amour et de tomber amoureux. Cette pièce est un véritable petit miracle de bienveillance et de tolérance,

Une très douce bouffée de gaieté et de poésie à respirer à plein poumons.

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