Bun Hay Mean, le Chinois Marrant de l’Européen

L’humour hexagonal compte un « nouveau » maestro… Bun Hay Mean, alias Chinois Marrant, 3ème dan de la vanne, détonne, décape et déride, cet automne, à l’Européen. Branché sur 220 volts, monsieur donne de sa personne, improvise avec talent et enchaîne les punchlines avec dextérité… A ne pas manquer !

Chinois Marrant : 100% stand up

Oreilles chastes et pures, amateurs de sketchs tendres et délicats, passez votre chemin… Bun Hay Mean distille un humour brut, farouche, sans détour. Révélé au grand public en 2014, sur la scène du Comedy Club (saison 7, aux côtés d’Alban Ivanov, Tony Saint Laurent et Kevin Razy), il aiguise pourtant son style depuis les années 2000, dans les petits cafés-théâtres de Bordeaux et Paris. Repéré par le pro de l’impro, Alain Degeois (dit Papy, découvreur de talents comme Jamel Debbouze, Arnaud Tsamère ou Issa Doumbia), il gravit peu à peu les échelons de la réussite. Véritable triomphe au Théâtre de Dix Heures, à la Nouvelle Seine et à l’Apollo Théâtre (depuis 2015), son premier – délirant – spectacle, La Légende Bun Hay Mean a fait l’unanimité du public et des critiques. A l’affiche de l’Européen cette saison, un nouveau one-man revigorant, délicieusement irrévérencieux et acerbe à souhait… Passés au crible, les stéréotypes et les différences entres communautés valdinguent dans une avalanche de punchlines. Parfait pour se détendre l’esprit !

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Les humoristes de l’Européen

  • Kheiron : C’est LA star actuelle du stand up en France… Toujours aussi irrésistible, l’humoriste/acteur/réalisateur/scénariste, découvert dans la série culte de Kyan KhojandiBref (en 2011), vous reçoit pendant 60 minutesdans une salle à 180 degrés. Incontournable !
  • Donel Jack’sman : De la classe, de l’élégance, du rythme et des vannes qui font mouche… Entre impro et blagues sur l’actualité, Donel Jack’sman (vainqueur de la troisième saison de On n’demande qu’à en rire, l’émission de Laurent Ruquier, sur France 2), vous offre un petit bijou d’humour avec On ne se connait pas, on ne se juge pas.
  • Paul Taylor : Succès fulgurant, la saison dernière, au Sentier des Halles (nous vous en parlions ici), l’excellent #Franglais, de Paul Taylor continue de nous surprendre et de nous faire rire aux éclats, sur les planches de l’Européen. Au menu, une mise au pilori – à croquer – de nos petites manies de « frenchies ». A voir !

  

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Les Fantômes de la rue Papillon au Théâtre la Bruyère

October 06, 2017 at 11:29AM

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Artiste : 

Michel Jonasz, Eddy Moniot, Judith Magre

A l’affiche :

Jusqu’au 14 janvier 2018

Lieu :

Théâtre la Bruyère

5, rue Labruyère

75009 PARIS

Réservation en ligne
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Par Nathaly pour Carré Or TV

 

Une pièce pleine

de candeur et d’intelligence

qui réconcilie l’inconciliable

 

A soixante dix ans d’intervalle, deux hommes meurent tous les deux au même endroit, au 4 de la rue Papillon à Paris : Joseph tué en 1942 Par la Police Française qui était venu le déloger lui et sa famille de son domicile et le jeune Haïssa abattu lors d’un contrôle « d’identité française ».

Ils se retrouvent, fantômes, sur le même banc, coincés entre le Vie à laquelle ils n’appartiennent plus et qu’ils observent en spectateurs passifs et le Royaume de Dieu qu’ils ne sont pas vraiment pressés de rejoindre.

Joseph attend toujours de savoir ce que sa femme Esther et leurs 3 enfants sont devenus et Haïssa, qui est encore vierge,  a tout simplement envie de continuer une vie fauchée bien trop vite

MICHEL JONASZ - SAMY SEGHIR - FILAGE DE LA PIECE DE THETRE 'LES FANTOMES
DE LA RUE PAPILLON' AU TH…¬TRE DU GYMNASE MARIE-BELL ¿ PARIS, FRANCE, LE
21/02/2017.

« Bienvenu dans le Monde des Fantômes ! »

 

Joseph, ancien luthier,  qui erre sur son banc depuis plus de 70 ans regarde les gens passer devant lui, sans pouvoir entendre ce qu’ils disent, ou ce qu’ils vivent. Il est ainsi totalement déconnecté du monde actuel ou du langage moderne, ne sait pas ce qu’est un Monoprix, un rebeu, ou ce que signifie l’expression « Ta race ! ».

Haïssa (qui lavait les bus de la RATP, les mêmes bus français qui ont effectué les rafles de juifs en 1942 et qui ont ainsi emporté la famille de Joseph)  va former le vieux juif à l’argot des rues et lui faire découvrir ce que le Monde est devenu : le nouveau racisme contre les arabes, Daech, les ipad…

Haïssa qui  évite soigneusement de parler à Joseph de la Shoah dont ce dernier ignore tout, une shoah qui a vraisemblablement  décimé toute sa famille dans les camps de la mort érigés par les nazis.

Joseph finira par découvrir l’innommable, l’impensable, mais aussi que sa fille cadette a échappé aux camps et qu’elle est toujours vivante.

Quand une belle histoire éclaire

de sa douceur la tragédie de la « grande Histoire »

 

Après quelques mois de représentation au Théâtre du Gymnase,  « Les Fantômes de la Rue Papillon » reprennent au Théâtre La Bruyère, espace qui correspond parfaitement à l’intimité nécessaire à une telle œuvre.

Et si cette pièce évoque des sujets brûlants (l’antisémitisme et le racisme) , elle le fait avec beaucoup d’intelligence et de bienveillance.

Les deux personnages parviennent à aborder tous les sujets qui fâchent sans pour autant prendre partie ou faire preuve de prosélytisme. Et en plus en nous faisant beaucoup rire, ou tendrement sourire.

Et c’est en ce sens un véritable d’équilibrisme que réussit Dominique Coubes qui a écrit et mis en scène « Les Fantômes de la Rue Papillon ».

Michel Jonasz est Joseph

Celui qui chantait « Super Nana » et qui, au théâtre, a illuminé la mémoire de son grand-père mort durant la Shoah en écrivant et interprétant pendant plusieurs années « Abraham écrit », s’empare totalement de son personnage en le nappant de sagesse et de nostalgie.

Eddy Moniot  est Haïssa et reprend avec brio le rôle joué auparavant par Samy Seghir.

Eddy Moniot qui  a crevé l’écran dans le documentaire  « A VOIX HAUTE » consacré au concours d’éloquence qu’Eddy a remporté en 2015 à l’Université de Saint-Denis et qui est devenu depuis chroniqueur sur Europe1, joue un jeune beur empli de spontanéité et d’humanisme.

Ils forment tous deux un duo parfait où chacun existe, s’exprime et laisse l’autre parler.

Notons aussi la participation amicale de Judith Magre qui apparaît magistrale dans une vidéo, où elle joue le rôle de la seule rescapée de la famille de Joseph.

« Les fantômes de la rue Papillon » hanteront  pour quelques semaines le Théâtre la Bruyère pour vous délivrer une très belle leçon de Vie.

Extrait vidéo

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La Dame Blanche au Théâtre de la Renaissance

October 05, 2017 at 11:27AM

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Artiste : 

Sébastien Azzopardi, Marie Benedicte Roy, Alyzee Costes, Delphin Lacroix, Nicolas Martinez, Cécile Beaudoux, Marguerite Dabrin, Josephine Rioli, Romain Tomas, Medhi Vigier

A l’affiche :

Jusqu’au 6 janvier 2018

Lieu :

Théâtre de la Renaissance

20, boulevard Saint Martin

75010 PARIS

Réservation en ligne
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Par Bernard-Alexandre pour Carré Or TV

Génial ! A la fois drôle et effrayant.

 

Malo Tiersen a tout pour être heureux : un métier qui lui plaît, une jolie maison, une épouse aimante, un heureux événement à venir.

Cependant, la vie de Malo va vite tourner au cauchemar lorsqu’il apprend la disparition de sa maîtresse et se retrouve en charge de l’enquête. Surtout que Malo semble impliqué dans cette mystérieuse disparition.

« La Dame Blanche » est une pièce de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino.

Le duo était déjà à l’origine du succès de spectacles tels que « Mission Florimont » (2009-2012), « Dernier Coup de Ciseaux » (2014) ou encore « Coup de Théâtre(s) (2014).

Après une programmation au Théâtre du Palais Royal  qui fût un succès, « La Dame Blanche » hante désormais au Théâtre de la Renaissance pour le plus grand plaisir des spectateurs !

Sur scène, on retrouve Sébastien Azzopardi, Marie Bénédicte Roy, Allysee Costes, Delphin La croix, Nicolas Martinez, Cécile Beaudoux, Marguerite Dabrin, Josephine Riolu, Romain Tomas et Medhi Vigier.

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Vivez l’expérience d’une soirée

pas comme les autres au théâtre

 

Sébastien Azzopardi signe également la mise en scène de la pièce.

La particularité de ce spectacle réside dans son interactivité avec le public.

La pièce n’a pas encore commencé que le spectateur se retrouve plonger dans un univers très fantastique avec des créatures déambulant dans les couloirs et les balcons du théâtre : hurlements assurés de certaines spectatrices pour le plus grand plaisir du reste de l’assistance !

Sébastien Azzopardi a utilisé tout l’espace du théâtre afin de diriger ses acteurs et donner vie à sa légende bretonne : tantôt une scène se passe sur scène, la suivante dans la salle pour se terminer aux balcons.

La musique de Romain Trouillet y est aussi pour beaucoup dans cette atmosphère inquiétante.

Les tableaux s’enchaînent à un rythme effréné grâce à un astucieux système de plateau tournant permettant de passer rapidement d’un décor à un autre, décors signés Juliette Azzopardi.

« La Dame Blanche » est une comédie fantastique interactive où l’on prend autant de plaisir à rire qu’à se faire peur !

Laissez vous hanter !

Extrait vidéo

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Comme ils disent au Théâtre Bo Saint Martin

October 04, 2017 at 03:47PM

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Artiste : 

Jordan Chenoz, Sébastien Boisdé

A l’affiche :

Jusqu’au 27 décembre 2017

Lieu :

Théâtre Bo Saint Martin

19, boulevard Saint Martin

75003 PARIS

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Par Stanislas pour Carré Or TV

Un excellent duo

dans une brillantissime comédie

 

Au théâtre, il s’agit bien souvent de l’histoire d’un couple… Banal, diriez-vous ! Et bien détrompez-vous !

Un couple au quotidien, à la manière de la série « Un gars, une fille », sauf que là, c’est plutôt « Un gars, un gars ».

Le public est à peine installé qu’il est dérangé par deux garçons, couple ou copains, qui sait ? Ils font leur entrée par le fond de la salle… Comme ils arrivent en retard, ils invitent quelques spectateurs à se lever afin de s’asseoir.

« On dirait

Bernadette Chirac sur un télésiège. »

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Ce couple composé de Philippe, interprété par Sébastien Boisdé, et David (dit Canard), interprété par Jordan Chenoz, nous fait pénétrer dans son intimité avec cet humour propre aux gay sachant se moquer d’eux-mêmes.

« Je ne suis pas polyglotte mais je ne suis pas idiote. »

 

Vous croyez que la vie de couple est un long fleuve tranquille ?

Et bien non ! Philippe et David vont vite bousculer vos illusions !

David et Philippe s’aiment, s’engueulent, se réconcilient, oscillent entre  sincérité et mauvaise foi notoire.

« T’es débile naturellement

ou tu prends des cours du soir ? »

 

Jordan Chenoz est remarquable pour ne pas dire brillant dans l’essayage de vêtements. Il joue et s’amuse avec son partenaire. Il incarne à la perfection son rôle, touchant et très drôle à la fois !

« Plus moulant, ça s’appelle sous vide. »

 

Le public est mis à contribution. On a beaucoup apprécié ces moments d’apartheid. C’est tellement rare au théâtre, et ça laisse souvent libre court à une part d’improvisation.

« Y a du PD partout,

on va parler sodomie toute la soirée. »

 

On note la performance des deux comédiens. Ils sont époustouflants de vérité et d’énergie, et cela participe beaucoup à la réussite de cette pièce.

Pendant 1h30, les répliques fusent, et les situations comiques entrainent le rire assuré… Ça fait beaucoup de bien !

Cette pièce a été écrite à quatre mains par Christophe Dauphin et Pascal Rocher. On ne peut que constater qu’ils ont voulu montrer, au travers de cette comédie, qu’un couple gay est avant tout un couple.

« Dans un couple, il faut laisser un peu de souplesse. »

 

«  Comme ils disent » est un bel hymne à la tolérance et l’amour. On en oublie presque que ce sont deux « homos ».

« Comme ils disent » est la pièce qui bouleverse les idées reçues sur l’homosexualité.

C’est gai, frais et dynamique. On aime, on adore. La générosité des comédiens a conquis le public qui est sorti le sourire aux lèvres.

« Comme ils disent », nous recommandons sans modération ! Pas d’hésitation, courez-y c’est du bonheur à l’état pur, et c’est tous les mercredis à 21h30 au Théâtre Bo Saint Martin.

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Cirkopolis par le Cirque Eloize au Théâtre du 13ème Art

Amateurs de spectacles grandioses et de poésie circassienne, cap sur le Théâtre du 13ème Art, cette saison, avec Cirkopolis ! Sur les planches, l’illustre Cirque Eloize vous transporte dans un univers rétro-futuriste où prouesses physiques et mouvements acrobatiques viennent rompre la monotonie d’une vie citadine devenue oppressante…

Bienvenue à Cirkopolis

Vous vous souvenez de Metropolis, ce film culte de Fritz Lang (réalisé en 1927) qui dépeint, avec maestria, une société industrielle inégalitaire et déshumanisante ? Inspiré de ce chef d’oeuvre cinématographique, découvrez Cirkopolis, un show – made in Canada – à couper le souffle, à l’affiche du Théâtre du 13ème Art, dès cet automne. Sur une mise en scène de Jeannot Painchaud (l’un des précurseurs dans le renouveau des arts du cirque) et Dave St Pierre (danseur et chorégraphe émérite), ce spectacle revigorant du Cirque Eloize (célèbre troupe québécoise fondée en 1993) emprunte autant au cirque, qu’au théâtre et à la danse. Sur fond de projections vidéo oniriques et de compositions musicales enivrantes (signées Stéfan Boucher), dix acrobates et artistes multidisciplinaires défient les rouages funestes de la « ville-usine », par un élan de poésie et de vie. Au carrefour de nombreuses disciplines circassiennes (main à main, roue Cyr, contorsion, trapèze, jonglerie ou mât chinois), Cirkopolis vous promet une parenthèse aérienne vivifiante. A voir !

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Programmation en or au 13ème Art

  • Entre Charlot et Buster Keaton il y a… The Pianist ! Virtuose échevelé, délirant et hilarant, Tom Monckton, artiste néo-zélandais à l’originalité folle, vous offre, au Théâtre du 13ème Art, une pépite musicale et fantaisiste à croquer.
  • Incontournable, le grand maître de la métamorphose, Arturo Brachetti, présente En Solo, un nouveau spectacle aussi lunaire que poétique, idéal pour un moment de détente en famille (lisez notre article sur le sujet en cliquant ici).
  • C’est le tout premier one-man show d’un débutant… pas comme les autres ! Gilbert Rozon, jury emblématique de l’émission de télévision La France a un incroyable talent (et fondateur du festival Juste pour rire), présente son seul en scène, Juste Gilbert, au 13ème Art. L’occasion de se dérider les zygomatiques et d’en apprendre un peu plus sur ce personnage au caractère bien trempé.

  

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Non à l’argent au Théâtre des Variétés

October 01, 2017 at 11:07AM

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Artiste : 

Pascal Legitimus, Julie De Bona, Claire Nadeau, Philippe Lelievre

A l’affiche :

Jusqu’au 22 décembre 2017

Lieu :

Théâtre des Variétés

7, boulevard Montmartre

75002 PARIS

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Par Nathaly pour Carré Or TV

 Une comédie drôlissime

sur l’argent qui rend fou !

 

Et vous, comment réagiriez-vous si votre conjoint, votre enfant ou votre meilleur ami refusait de toucher les 162 millions qu’il a gagnés au loto ?

Richard est architecte, il est marié avec Claire qui est prof de philo. Ils vivent à Limoges dans un HLM modeste, viennent d’avoir un bébé et ne roulent pas sur l’or.

Richard a invité Rose, sa mère, et Etienne, son meilleur ami et associé, à dîner. Sa mère, veuve depuis trente ans, un brin cougar est inscrite sur un site de rencontres et elle soupçonne l’associé de son fils d’être homo puisque personne ne l’a jamais vu avec une femme. Un associé dévoré par les dettes de leur cabinet d’architecte et qui a même été contraint d’hypothéquer sa maison.

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Richard a une grande nouvelle à leur annoncer. Même s’il sait que la décision qu’il a prise leur sera peut-être difficile à comprendre. Mais il est sûr de lui, puisqu’il y a réfléchi pendant 2 mois et qu’il est convaincu que décider autre chose aurait bouleversé sa vie.

Et Richard, même sans contrats, même si ses projets architecturaux ne se vendent pas, est heureux dans sa vie et ne veut rien y changer.

C’est toi le connard que la Française des Jeux

recherche depuis 2 mois ???

 

Certes il joue au loto chaque semaine, mais uniquement pour respecter le souvenir de son défunt père dont il joue religieusement les numéros fétiches.

Il a joué et il a gagné le gros lot.

Richard est fier d’annoncer à sa femme, à sa mère et à son meilleur ami qu’il a renoncé à toucher les 162 millions de son ticket gagnant, qu’il se sent libéré d’avoir pris cette décision et que d’ailleurs les délais pour valider ce gain sont désormais dépassés.

Il y a tant d’expressions qui confirme que l’argent ne sert à rien « L’argent ne fait pas le bonheur », « Plaie d’argent n’est pas mortelle »…

Richard pense que l’argent rend fou et agressif, il refuse l’argent roi comme unique valeur, il s’est renseigné sur le malheur frappant les anciens vainqueurs du loto : « Ca nous aurait pas rendus plus heureux ! ».

Bien entendu, les réactions de ses proches vont être immédiates : dans un premier temps ils sont abattus par cette nouvelle, puis se mettent à tourner Richard en dérision (« Et pourquoi tu jouais alors ? »), à le traiter de doux rêveur, d’utopiste, puis les reproches fusent entre eux, la personnalité de chacun se dévoile, leur cupidité également et la haine monte peu à peu jusqu’à atteindre le paroxysme final….

Une pièce qui fait rire et réfléchir tout autant

 

«  Non à l’argent » renoue avec ce théâtre de boulevard où les gens rient et applaudissent à chacune des bonnes répliques (et elles sont nombreuses) et quand un acteur entre et sort de scène. Et cette chaleur, cette complicité entre les acteurs et la salle font un bien fou.

« Non à l’argent » est la première pièce écrite par Flavia Coste, comédienne et réalisatrice. Et c’est une réussite totale. Ses dialogues et l’originalité de l’histoire font mouche.

Pascal Légitimus est Richard, celui qui ne voulait pas gagner.

Avec une carrière riche démarrée au Petit Théâtre de Bouvard, qui reste encore liée des années après à la fulgurante notoriété du célèbre trio Les Inconnus, Pascal Légitimus c’est aussi des rôles divers au cinéma et à la télévision : celui du guide dans « Saint-Jean de la Mecque » de Coline Serreau ou celui d’un flic sombre dans la série « Crimes en Série ».

Au théâtre, Pascal Légitimus n’est pas en reste de succès, par exemple quand il donnait la réplique à Mathilda May dans « Plus si affinités ».

Dans « Non à l’argent » Pascal Légitimus est tout en finesse, en retenue, en intelligence, sans se défaire de son talent d’humoriste.

Julie de Bona est Claire, sa femme, celle qui aurait bien voulu devenir riche.

Remarquable dans la série télé « Le secret d’Elise » qui a battu tous les records d’audience, elle a à son actif de nombreux rôles au théâtre, comme par exemple celui d’Angélique dans « Le malade imaginaire » avec Michel Bouquet.

Dans « Non à l’argent » Julie de Bona est énergique, mutine et extrêmement drôle.

Philippe Lelièvre est Etienne, l’associé ruiné.

Il donnait la réplique il y a quelques mois à Michèle Bernier dans « Folle Amanda » , Michèle Bernier dont il joue également le mari dans la série « La stagiaire ».

Dans « Non à l’argent » Philippe Lelièvre est émouvant et un vrai booster à rires.

N’oublions pas l’irremplaçable Claire Nadeau, qui est Rose, la mère de Richard qui a élevé son fils toute seule.

On ne présente plus Claire Nadeau qui peut tout jouer ; que ce soit Mamie Suze dans « Les Tuche », que Béatrice dans « La serva Amorosa » de Goldoni,

Dans « Non à l’argent » Claire Nadeau est tout simplement exceptionnelle de drôlerie, elle est pétillante, hilarante. La salle est totalement conquise par elle.

N’oublions pas Anouche Setbon qui a réalisé une mise en scène parfaite sans temps morts. On ne voit pas le temps passer. Formée par Antoine Vitez, elle a collaboré à de nombreuses pièces, comme « L’éveil du chameau » avec Barbara Schulz et Pascal Elbé joué au Théâtre de l’Atelier.

« Non à l’argent », excellente comédie qui démarre au Théâtre des Variétés est aussi une très bonne surprise. Car si cette pièce fait beaucoup rire, elle fait aussi beaucoup réfléchir sur le pouvoir de l’argent. Et si nous…. Et si vous….?

Extrait vidéo

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Ramses ll au Théâtre des Bouffes Parisiens

September 29, 2017 at 03:57PM

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Artiste : 

François Berléand, Eric Elmosnino, Evelyne Buyle, Elise Diamant

A l’affiche :

Jusqu’au 12 novembre 2017

Lieu :

Théâtre des Bouffes Parisiens

4, rue Mossigny

75002 PARIS

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Par Nathaly pour Carré Or TV

 

Une pièce aussi puissante

et fascinante qu’une pyramide !

 

Jean et Elisabeth, anciens opticiens à la retraite vivant dans une belle demeure perdue dans la campagne du Vexin, attendent leur fille Bénédicte et Mathieu leur gendre pour déjeuner.

« Bénédicte n’est pas avec toi ? »

 

Mathieu arrive seul, il offre un masque mortuaire à son beau père féru d’Egypte ancienne.

Mathieu est confus, il a des moments d’absence, il ne répond pas vraiment aux questions de ses beaux-parents, se disant barbouillé il fait de fréquents passages dans les toilettes, et il semble avoir tout oublié : l’accident de voiture qui a cloué Jean son beau-père quatre ans auparavant dans une chaise roulante, il ne se souvient pas plus de ses propres enfants.

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Manipulation, hallucinations,

mauvaises plaisanteries macabres,

mais surtout une pièce excellentissime

 

Les parents de Bénédicte vont alors être pris dans le tourbillon du doute : où est leur fille, est-elle seulement en vie, son mari ne l’a-t-il pas tuée et enterrée avec la pelle qui se retrouve étrangement dans le coffre de sa voiture,… ?

Récit basé sur l’absurdité des êtres et de la vie, le tout donne un bijou théâtral plein de modernité, de drôlerie, d’acidité et d’insolence.

La fin de cette histoire est à l’image de toute la pièce : surprenante, passionnante, bouleversante et un peu aussi traumatisante il faut bien l’avouer.

Mais je ne spoilerai pas la chute de « Ramses II », tant je veux vous encourager à vous y précipiter.

Une pièce divinement et diaboliquement drôle

Un extraordinaire jeu d’acteurs

qui happe complètement la salle

 

«  Ramses II » est écrite par Sébastien Thiery, également auteur de « Momo », « Deux hommes tout nus » et «Comme s’il en pleuvait ». Il signe avec « Ramses II » sa meilleure pièce.

La mise en scène intelligente, vive et élégante est de Stéphane Hillel.

François Berléand est Jean, le beau-père infirme.

Il reste pour beaucoup l’inoubliable Jean-Louis Broustal du film « Mon idole » de Guillaume Canet et un l’amant malicieux du « Faisons un rêve » de Sacha Guitry mis en scène par Bernard Murat. C’est aussi la troisième fois qu’il joue dans une pièce de Sébastien Thiery.

Dans « Ramses II », François Berléand bloqué sur sa chaise roulante est bouillonnant, subtil et émouvant. Comme à son habitude, il est parfaitement en phase avec son personnage.

Evelyne Buyle est Elisabeth, l’épouse de Jean, complètement dépassée par les événements.

Exceptionnelle actrice qui a tout joué au théâtre depuis « Un piano dans l’herbe » de Françoise Sagan, jusqu’à Bélise dans « Les femmes savantes » mises en scène par Catherine Hiegel.

Elle reste aussi présente dans l’esprit de tous pour ses rôles phares à la télévision, que ce soit pour Nina Companeez ou comme la fiancée de Victor Lanoux dans « Louis la brocante »

Dans « Ramses II », Evelyne Buyle enveloppe l’espace tout entier de sa discrétion. Elle est comme un beau papillon pris dans une lumière cruelle.

Cette pièce ne serait rien sans l’éblouissant Eric Elmosnino qui joue le rôle énigmatique et central de Mathieu, le gendre.

Même s’il s’est fait connaître via le biopic consacré à Serge Gainsbourg, Eric Elmosnino reste avant tout un incroyable acteur de théâtre.

Preuve en est à nouveau faite par son incroyable interprétation dans « Ramses II ».

Son jeu d’acteur est un de mes coups de cœur théâtral de cette année 2017.

N’oublions pas la délicieuse Elise Diamant qui joue le rôle de Bénédicte.

On se souvient d’elle dans le « Le père » de Florian Zeller où elle donnait la réplique à Robert Hirsch.

Une pensée admirative également pour le magnifique décor signé Jacques Gabel qui, via des jeux de lumière et des ombres chinoises, évoque tour à tour le calme d’une propriété bourgeoise du bocage normand, l’Egypte ancienne, et l’enfer d’une famille qui se disloque.

Vous l’aurez compris, « Ramsès II » aux Bouffes Parisiens est la sortie Théâtre à programmer d’urgence !

Extrait vidéo

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Confidences au Théâtre Rive Gauche

September 27, 2017 at 12:40PM

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Artiste : 

Marie Christine Barrault, Alain Doutey, Arthur Fenwick et  Claudia Dimier

A l’affiche :

Jusqu’au 22 décembre 2017

Lieu :

Théâtre Rive Gauche

6, rue de la Gaité

75014 PARIS

Réservation en ligne
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Par Stanislas pour Carré Or TV

De l’amour, de l’énergie,

de l’humour et du suspens !

 

Tout commence dans le vestiaire d’un court de tennis. Le père, interprété par Alain Doutey, vient de battre son fils. Ce dernier fond en larmes et se confie à son père en lui révélant qu’il vit une relation extraconjugale avec une jeune femme.

Il raconte tout à son père, dans les moindres détails, et lui demande de promettre de ne rien dire à sa mère.

Un casting d’exception !

 

Mais une mère sent toujours ce qui ne va pas. Elle mène aussitôt l’enquête. Ce rôle est attribué à Marie-Christine Barrault, une belle référence du théâtre français. Elle en impose par sa nature généreuse, drôle, et rayonnante.

Une mère qui use de stratégie en invitant le jour même son fils et sa belle fille pour savoir ce qui se passe.

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Mensonge et vérité

 

Révélations inattendues pour chacun, Confidences raconte l’amour qui dure, le mariage, et traite de l’adultère d’une manière fine et drôle.

Alain Dutey, endosse merveilleusement le rôle du bon père de famille, touchant et charmeur.

C’est l’éternelle comédie de la vérité

 

Franck Fenwick, dans le rôle de Maxime (le fils) est brillantissime dans son interprétation du mari infidèle… Doit-il continuer dans le mensonge ? Que faire de la vérité ?

Les personnages sont attachants comme celui de la femme de Maxime, interprétée par Claudia Dimer. Elle est totalement absorbée par son bébé au point d’oublier d’être femme !

Amour et sagesse triomphent ultimement. Les scènes sont cocasses, et la mauvaise foi l’emporte parfois de manière excessive, mais le divertissement est constant.

Il y a des confidences, parfois tordues, qui peuvent contribuer à dénouer une crise et apaiser les souffrances d’une famille.

Tout le monde grandit, y compris le public qui est tenu en haleine.

La comédie de Joe Di Pietro est fort bien adaptée par Eric-Emmanuel Schmitt dans une mise en scène de Jean-Luc Moreau.

Confidences est donc une belle réussite, avec un casting de premier choix et une mention spéciale pour Arthur Fenwick. Il marque pour nous la révélation en tant que comédien.

Confidences est la comédie du sexe, de l’amour et des secrets, qui a triomphé à Brodway. Cette pièce va désormais percer avec succès au Théâtre Rive Gauche à Paris.

Extrait vidéo

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L’Interview Tu Préfères ? du Comte de Bouderbala

Le nouveau Comte est – très très – bon !

Qui dit nouvelle rentrée théâtrale, dit aussi nouveau format d’interview… Et quoi de mieux, pour lancer la chose, qu’une tête couronnée de succès ! Toujours aussi irrésistible, le Comte de Bouderbala (alias Sami Ameziane), a accepté de se  prêter au jeu du Tu Préfères ?, petit QCD (questionnaire à choix double) ludique, espiègle et décalé, qui met à l’honneur l’artiste et son actualité. Côté scène justement, cette saison, il y a du neuf pour le Comte ! Après le triomphe de son premier one-man show (joué plus de 8 ans, au Théâtre du Gymnase, au République et partout en France), l’humoriste phénomène, le virtuose du stand up hexagonal, est de retour avec un tout nouveau spectacle… Au programme, un pur moment de détente, des punchlines grinçantes et corrosives, un regard avisé sur notre société, une pêche d’enfer et un sens unique de l’impro et de la scène. Définitivement in-comte-ournable ! A savourer sans modération sur les planches du Théâtre de la République.

A ne pas manquer au République

Ils sont jeunes, beaux, talentueux et n’ont pas leur langue dans leur poche ! A l’affiche du République cet automne, des habitués du petit écran, comme Nora Hamzawi (chroniqueuse pour Le Quotidien, avec Yann Barthès), Odah et Dako (invités récurrents de l’émission d’Arthur, Vendredi, tout est permis, sur TF1) ou Marc-Antoine Le Bret (Touche pas à mon poste, sur D8 et On n’est pas couché, sur France 2), ancien imitateur pour Les Guinols de L’Info. Pour les amateurs de stand up qui pique, optez pour Harounnouvelle recrue de Thierry Ardisson pour Les Terriens du dimanche. A vos zygomatiques !

>> Pour découvrir le tout nouveau spectacle du Comte de Bouderbala, bénéficiez de tarifs réduits et réservez dès maintenant vos places sur Ticketac !

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Mère Teresa, Ombre et Lumière au Théâtre le Lucernaire

September 23, 2017 at 12:04AM

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Artiste : 

Catherine Salviat

A l’affiche :

Jusqu’au 4 novembre 2017

Lieu :

Théâtre le Lucernaire

53, rue Notre Dame des Champs

75006 PARIS

Réservation en ligne
Réservation en ligne

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Par Ingmar Bergmann pour Carré Or TV

Catherine Salviat est rayonnante !

 

Au Paradis du Lucernaire, l’actrice Catherine Salviat est seule en Scène, afin de nous offrir la parole, ample et généreuse que Joëlle Fossier prête à la figure emblématique de Mère Térésa.

Un tempérament hors-norme. 

 

 » Sainte Térésa de Calcutta » est une religieuse catholique albanaise naturalisée indienne, missionnaire en Inde, qui reçoit le Prix Nobel de la Paix en 1979. Elle naît en 1910 à Üsküb, dans l’Empire Ottoman, ville qui porte actuellement le nom de Skopje, en République de Macédoine, et meurt en 1997 à Calcutta, Inde. Elle est essentiellement reconnue pour son action caritative et pour la fondation d’une congrégation religieuse, les Missionnaires de la Charité, qui l’accompagne dans son œuvre et suit son exemple.

Elle est béatifiée en 2003 par le pape Jean-Paul II et canonisée en 2016 par le pape François.

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Celle qui est d’abord une religieuse de l’ordre missionnaire des Sœurs de Notre-Dame de Lorette, quitte sa communauté en 1949 pour « suivre son appel », ainsi qu’elle dit, afin de fonder sa propre congrégation en 1950. Son œuvre auprès des plus démunis commence par l’éducation des enfants des rues et l’ouverture du mouroir de Kalighat, [« Nirmal Hriday » ou : « Cœur pur » en langue bengalie], à Calcutta, Inde. Pendant plus de quarante années, elle consacre sa vie aux pauvres, aux malades, aux laissés-pour-compte et aux mourants, d’abord en Inde puis dans d’autres pays, et elle guide le développement des Missionnaires de la Charité. Au moment de sa mort, ceux-ci s’occupent de six-cent dix missions, réparties dans cent-vingt-trois pays, incluant des soupes populaires, des centres d’aide familiale, des orphelinats, des écoles, des hospices et des maisons d’accueil pour les personnes atteintes de maladies comme la lèpre, le sida ou la tuberculose, autant de questions cruciales qui n’ont pas terminé d’agiter notre siècle.

Aimez, au lieu d’espérer l’amour ! 

 

En toile de fond de cette parole, est donc la misère et, pour la combattre, Mère Térésa soulève des montagnes. Celle qui s’envisage en soldat de l’Église, fait preuve d’une incroyable capacité « d’executive woman » au service de Dieu, pour surmonter les obstacles et remplir la mission qu’elle s’est fixée, consistant à s’engager corps et âme auprès « des plus pauvres d’entre les pauvres ». L’Inde, qui est aussi son pays d’adoption, fait donc partie intégrante du destin de celle qui devient, peu à peu, icône universelle, et qui nous prouve, par l’exemple de sa vie, qu’une sainte n’est pas un pur esprit, mais un être humain qui n’a de cesse de donner le meilleur de soi-même au quotidien. La Mère Térésa qui transparaît dans le texte de Joëlle Fossier, et qui nous est transmis, avec beaucoup d’évidence, par l’actrice Catherine Salviat, résonne, en nous, comme une magnifique figure d’amour, d’humour et d’autorité. C’est ainsi que nous découvrons un être humain qui ne connaît pas la complaisance ni la moindre  réticence à l’égard du prochain, et qui nous raconte l’avancée de son cheminement, tant avec Dieu qu’avec ses frères et sœurs humains. Mère Térésa est un être de lucidité, une religieuse étonnamment consciente des manques et des défauts de chacun, à commencer par les siens propres. Elle se veut une très humble servante de Dieu en même temps qu’un professeur zélé, qui renonce à s’installer dans la facilité d’un confort tranquille auquel elle avait accès car, fidèle à ses convictions et à son engagement, une seule tâche compte à ses yeux : combattre la misère, ce à quoi elle s’emploie de toutes ses forces, quitte à faire basculer sa vie. Son cœur immense est prompt à aimer mais, aussi, douloureux quand il doute et qu’il s’abîme dans la détresse incommensurable. Mère Térésa perd la foi mais, heureusement, la retrouve ; et le « miracle » est la substance-même de son être. Sa personne, en elle-même, est un miracle, inépuisable legs, dont nous sommes tous héritiers.

Écriture et célébration de figures d’exception. 

 

La comédienne et dramaturge Joëlle Fossier est l’auteur de ce texte qui nous permet de rencontrer la personnalité exemplaire de Mère Térésa, grâce à ce portrait qui s’inscrit dans un triptyque, qu’elle choisit d’intituler : « Femmes d’exception, mes seules en scène ». Les trois femmes d’exception qui inspirent Joëlle Fossier ont donné lieu à trois écritures dramatiques successives, dont les deux premières ont été mises en scène par Pascal Vitiello. « Comtesse de Ségur, née Rostopchine », est la première à être créée, par l’actrice Bérangère Dautun, au Théâtre du Ranelagh (direction Catherine Develay), à Paris, en 2014. « Mère Teresa, Ombre et Lumière », est la deuxième à être créée, par l’actrice Catherine Salviat, au Théâtre Artistic Athévains (direction Anne-Marie Lazarini et Dominique Bourde), à Paris, en 2016 et, enfin, « Inoubliable Sarah Bernhardt », doit être créée prochainement par l’interprétation de l’actrice Geneviève Casile.

Selon l’auteur de ces trois textes, l’existence de ces trois femmes représente trois destins hautement maîtrisés en dépit des périls environnants, qui se distinguent des autres du fait, notamment, de la force, de la vitalité, du rayonnement et de l’encouragement moral qui s’en dégagent, qu’il lui a semblé important de rendre au théâtre. Joëlle Fossier considère d’ailleurs que l’écriture de ces partitions théâtrales est une manière originale de leur manifester son admiration.

Mise-en-scène de l’évidence, dont notre siècle a besoin. 

 

Pascal Vitiello, metteur en scène de cette pièce a fait ses classes à l’Opéra de Rome, puis à la direction du théâtre (ETI) à Rome, et il assume à présent la responsabilité de l’organisation générale du Festival Goldoni à l’occasion du bicentenaire de la mort de Carlo Goldoni. Il est directeur de production pour de nombreuses compagnies aussi bien dans l’art lyrique que pour le théâtre et, depuis plus de dix ans, il est responsable culturel pour la Principauté de Monaco. Avec le spectacle « Mère Térésa » de Joëlle Fossier, que nous applaudissons actuellement au Théâtre du Lucernaire (direction Benoît Lavigne), il signe sa cinquième mise en scène.

Pour pénétrer les mouvements les plus secrets du cœur de Mère Térésa et afin de pouvoir transmettre au Public ses interrogations, son engagement, son courage, son humilité et sa volonté inflexible, le choix de Catherine Salviat, Sociétaire Honoraire de la Comédie Française, lui est apparu judicieux, tant le rapprochement de leurs deux tempéraments lui est évident. Qui mieux que Catherine Salviat, simple et lumineuse comme l’être auquel elle prête sa chair et sa voix, pouvait traduire la lumineuse passion de Mère Térésa pour le Christ, avec simplicité et modernité ?

C’est au moyen d’une mise-en-scène extrêmement épurée et d’une scénographie réduite à l’essentiel, composée principalement d’une simple chaise et d’un costume évocateur de la silhouette, mondialement connue, de la sainte : un sari blanc, couleur de la pureté, bordé de bleu, couleur de la Vierge, que Pascal Vitiello a choisi de faire revivre, pour nous, le parcours de cette femme d’exception. Pascal Vitiello souhaite que ce spectacle, que nous trouvons presque trop court, puisse transporter le Spectateur dans la réalité de Mère Térésa, dont l’existence terrestre est emplie d’un amour consacré, principalement, aux plus pauvres des pauvres, les marginaux de notre société, que nous refusons de toucher et sur lesquels nous ne posons presque jamais les yeux. Un exemple dont nous ne devons pas cesser de nous inspirer car, même dans nos régions, choyées par la prospérité, le nombre des exclus n’a jamais cessé d’augmenter.

À une époque où nous mesurons chaque effort que nous faisons, l’un des mérites essentiels de ce spectacle, plutôt que de chercher à nous convaincre en actionnant, notamment, le ressort habituel de la culpabilité, est de nous rappeler à quel point il est gratifiant de nous soucier de notre prochain. Trop souvent, nous avons tendance à oublier que la bonté nous procure beaucoup plus qu’elle ne nous coûte, et qu’il y a de la joie à donner de la joie…

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